Une circulaire vient d’être publiée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour encadrer de la façon la plus stricte possible l’organisation au sein des universités algériennes des manifestations scientifiques à caractère international.
Dans cette note ministérielle, émanant du service de la coopération et des échanges universitaires, et datée du 14 juillet dernier, il est question de réglementer dorénavant tout événement scientifique international (colloque, congrès, séminaire) à portée nationale ou internationale. L’objectif visé par la tutelle : une meilleure gouvernance du management et un meilleur alignement de la recherche scientifique sur les priorités socio-économiques nationales, tout en respectant l’autonomie des établissements, comme noté dans le document.
Si une certaine «autonomie» est accordée aux universités pour ce qui est des rencontres nationales ou locales, un contrôle plus rigoureux est désormais imposé pour les événements «à dimension internationale». Toutes les activités doivent être validées selon un protocole défini en trois temps.
Il est d’abord impératif que le projet émane de la base (laboratoires, facultés) et soit approuvé par les autorités scientifiques internes. La nouveauté, c’est que la deuxième étape sera : l’évaluation par les Conférences régionales des universités (CRU). Un comité d’experts ad hoc évaluera la pertinence de l’événement, son potentiel de formation de doctorants et son adéquation avec l’orientation stratégique nationale. Et la troisième étape, c’est la validation finale au niveau du ministère.
Afin de faciliter la planification de l’année académique, les CRU se réuniront en quatre sessions ordinaires en janvier, avril, juillet et octobre. Les dossiers complets doivent parvenir au moins dix jours avant la date fixée pour ces sessions.
La circulaire impose un cahier des charges qualitatif strict. Les organisateurs s’assureront du strict respect de l’éthique scientifique, de la souveraineté nationale, notamment dans la symbolique des logos et entêtes officiels, et garantiront qu’au minimum 50 % de l’événement aura lieu en présentiel lors d’un format hybride. En outre, la présence de membres étrangers au comité scientifique devient obligatoire afin d’attester de son caractère international.
L’accent est aussi mis sur l’après-symposium. Exit le temps des colloques qui n’avaient pas de lendemain : les universités devront rendre, dans le délai d’un mois, un rapport final (organisationnel, scientifique et financier) et seront tenues de publier les interventions dans des ressources ouvertes sur la plateforme institutionnelle DSpace en trois langues (arabe, anglais, français).
En somme, il est question de faire en sorte que les événements scientifiques, à caractère international, organisés en Algérie, apportent concrètement une plus-value pour le pays.
Par : Elyas Abdelbaki









