La pomme de terre, ce produit dont dépendent les ménagères, a été cédée, hier, à 110 DA le kg au marché couvert de Sidi Mabrouk. Un chiffre qui dénote clairement la dégringolade du pouvoir d’achat du citoyen. Et si nous traitons ce sujet, c’est pour la simple raison que la pomme de terre constitue «l’élément-clé» de la cuisine algérienne. Aucune famille ne peut se passer de ce produit.
Et peu importe les arguments avancés par les agriculteurs et les commerçants, rien ne justifie une telle flambée des prix de la pomme de terre et des autres produits de première ou de seconde nécessité. Au regard de l’anarchie qui règne dans nos marchés, il ne faut surtout pas trop s’étonner de cette «ascension» des prix, qui ne sont pas d’ailleurs affichés, ou rarement, par les commerçants.
La réglementation en vigueur est claire sur ce plan : l’affichage des prix est obligatoire. Une règle commerciale que nos commerçants semblent négliger. Mais où réside réellement le problème? Certainement, la spéculation en est pour quelque chose, mais cela n’explique guère les causes, les vraies, qui sont derrières cette flambée des prix.
Pour certains analystes avertis, il s’agit en effet d’une volonté délibérée par des milieux occultes cherchant à utiliser la pomme de terre à des fins, à la fois, partisanes et électoralistes.
Par : A.A








