Avec 90 sièges remportés, l’ex-parti unique maintient son ancrage national. L’ANIE salue le bon déroulement d’une échéance électorale conforme aux « standards démocratiques ».
L’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a proclamé, hier, les résultats provisoires du scrutin pour le renouvellement de l’Assemblée populaire nationale (APN), qui s’est tenu le 2 juillet dernier. Sans grande surprise, le Front de libération nationale (FLN) confirme son statut de première force politique du pays en s’adjugeant 90 sièges au sein du futur hémicycle.
Le taux de participation aux élections législatives du 2 juillet 2026 s’est, en effet, établi à 21,24% à l’intérieur du pays et à 10,75% pour la communauté nationale établie à l’étranger, selon les résultats provisoires annoncés par le président par intérim de l’ANIE, Karim Khelfane.
Lors d’une conférence de presse animée au Centre international des conférences (CIC) Abdelatif-Rahal (Alger), M. Khelfane a rappelé que le corps électoral à l’intérieur du pays s’est élevé à 23 878 756 inscrits, dont 5 071 020 votants, soit un taux de participation de 21,24%. Concernant les circonscriptions électorales à l’étranger, le nombre d’inscrits avait atteint 854 285, dont 91 810 votants, soit un taux de participation de 10,75%, a-t-il ajouté.
Alors que le FLN rafle 90 sièges, le Rassemblement national démocratique (RND) occupe, quant à lui, la deuxième position avec 73 sièges, suivi du Front El Moustakbal avec 59 sièges et du Mouvement de la société pour la paix (MSP) avec 43 sièges.
Le Mouvement El-Bina a, quant à lui, remporté 38 sièges, suivi des Indépendants avec 32 sièges. Au-delà de la répartition des sièges, le déroulement de ce rendez-vous électoral atteste de la « maturité des mécanismes de contrôle » mis en place par l’ANIE, poursuit Khalfane.
Se félicitant d’élections « transparentes et intègres », il a également salué les efforts logistiques déployés sur l’ensemble du territoire et au niveau de la communauté nationale à l’étranger pour garantir le libre choix des citoyens. Précisons que la donnée majeure de cette échéance réside dans le taux de participation.
Facteurs conjoncturels défavorables
Si ce chiffre reflète une baisse par rapport aux législatives de 2021 (23 %), l’instance électorale a tenu à inscrire cette désaffection dans une dynamique plus large. «L’abstention n’est pas une spécificité algérienne », a rappelé Karim Khelfane, établissant un parallèle rigoureux avec les comportements électoraux observés dans les « vieilles démocraties » d’Europe, d’Amérique ou d’Asie.
Aussi, nombre d’observateurs locaux soulignent que la campagne électorale a dû composer avec des facteurs conjoncturels défavorables, notamment une forte vague de chaleur estivale et l’engouement populaire autour des compétitions de la Coupe du monde de football, qui ont capté une grande part de l’attention publique.
Ce scrutin permet, cependant, de pérenniser la trajectoire de réformes institutionnelles engagée sous la direction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. En outre, le paysage parlementaire issu des urnes offre une assise stable pour poursuivre la mise en œuvre du programme de relance économique et répondre aux attentes de la population.
A préciser que les résultats finaux de ce scrutin devront être valisés dans quelques jours par le Conseil constitutionnel.
Par : Akram Ouadah









