Le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a présidé, hier, une réunion de travail consacrée à l’examen des programmes prévisionnels d’importation (PPI) du second semestre. L’objectif de cette réunion est d’accélérer le traitement des dossiers d’importation, notamment ceux portant sur les matières premières, afin de répondre aux préoccupations exprimées depuis plusieurs mois par les opérateurs économiques confrontés à des difficultés d’approvisionnement.
Cette réunion intervient dans le sillage des orientations données récemment par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a insisté sur la nécessité d’accélérer le traitement des opérations d’importation de matières premières destinées aux entreprises de production.
Traitement immédiat des dossiers
Réunis au siège du ministère, les responsables du secteur ont passé en revue les demandes déposées par les opérateurs économiques, les programmes prévisionnels d’importation du second semestre ainsi que les dispositifs d’accompagnement des exportateurs. Cette rencontre intervient alors que de nombreuses entreprises font état de retards dans leurs approvisionnements, avec des répercussions sur leur activité.
À cette occasion, Kamel Rezig a donné des instructions visant à réduire les délais de traitement des dossiers. Désormais, les demandes devront être examinées et autorisées dès que les opérateurs auront achevé le dépôt de leurs dossiers sur la plateforme numérique.
Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion, le ministère précise que le ministre a insisté sur « la nécessité de procéder au traitement et aux autorisations immédiats des demandes, dès lors que l’opérateur économique a finalisé la saisie de son dossier via la plateforme numérique ».
Afin d’assurer la continuité de cette opération, le ministre a également ordonné la mise en place d’équipes d’astreinte chargées de poursuivre le traitement des demandes et d’offrir un accompagnement plus efficace aux opérateurs économiques.
Le département ministériel rappelle toutefois que les entreprises concernées devront être en conformité avec leurs obligations fiscales et sociales. La régularisation auprès des services des impôts et des organismes de sécurité sociale demeure, en effet, une condition préalable à la validation des procédures liées aux programmes prévisionnels d’importation.
Les opérateurs appellent à fluidifier les procédures
Depuis plusieurs mois, les industriels et les importateurs multiplient les appels en faveur d’un assouplissement des procédures encadrant les programmes prévisionnels d’importation. Ils estiment que les délais d’obtention des autorisations freinent les approvisionnements en matières premières et perturbent le fonctionnement de nombreuses unités de production.
Dans leurs différentes démarches auprès des pouvoirs publics, les opérateurs économiques décrivent « une pénurie aiguë de matières premières » ayant entraîné « une paralysie importante de l’activité économique ».
Selon eux, cette situation affecte plusieurs secteurs d’activité, retarde la réalisation de certains projets et entraîne une hausse des coûts de production. Plusieurs entreprises rencontrent également des difficultés à honorer leurs engagements envers leurs clients en raison des retards d’approvisionnement.
Les professionnels alertent enfin sur les conséquences de cette situation pour la compétitivité des entreprises nationales, soulignant que certaines activités, fortement tributaires des matières premières importées, continuent d’évoluer à un rythme fortement ralenti.
Par : S.A.B.









