Les constructions illicites et leur répercussion sur l’urbanisme ont été au centre d’un colloque national organisé par l’Université de Jijel, en présence du wali, qui a supervisé les travaux, aux côtés des autorités sécuritaires, militaires et civiles, ainsi que de nombreux partenaires.
Dans leurs interventions, les responsables ont souligné l’importance de ce colloque, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route adoptée, portant sur des thématiques d’actualité en lien direct avec les préoccupations des citoyens. Les intervenants ont également indiqué que le choix du thème : «La construction anarchique et le rôle des Collectivités locales entre limitation et régularisation» vise à mettre en lumière les mécanismes juridiques encadrant les différentes méthodes de traitement des situations liées à ce phénomène.
Le wali a, par ailleurs, appelé les participants à une interaction positive et à une contribution active afin d’enrichir les débats et de favoriser l’échange d’expériences et d’idées. Le colloque a été marqué par l’organisation de deux ateliers scientifiques, avec la participation d’enseignants universitaires, de chercheurs et de cadres issus de différents secteurs. Les communications présentées ont abordé plusieurs axes relatifs aux causes de la prolifération des constructions anarchiques, à leurs répercussions sur l’environnement urbain et social, ainsi qu’au rôle des Collectivités locales dans la prévention et la limitation de leur expansion, sans oublier l’examen des mécanismes de régularisation juridique et l’activation des outils de contrôle et d’urbanisme.
Les interventions scientifiques ont notamment porté sur les fondements et les causes du phénomène des constructions anarchiques, leurs répercussions en Algérie, leurs impacts socioculturels et esthétiques sur la ville algérienne, ainsi que sur la problématique de l’équilibre entre la régularisation des constructions illicites et le principe de légalité urbanistique. L’efficacité du rôle de l’administration et des collectivités locales dans la lutte contre les constructions illégales, le rôle de la justice et des mécanismes juridiques dans la lutte contre ce phénomène, ainsi que la problématique des décisions de démolition entre procédures d’émission et obstacles à leur exécution, ont également été au cœur des interventions.
Le colloque a aussi connu la participation de représentants des directions de l’Urbanisme, de la construction et de l’architecture, et celle de la Réglementation et des Affaires générales, ainsi que de présidents d’APC, à travers des interventions et des expériences de terrain portant sur la réalité de la gestion urbaine et les moyens de renforcer les mécanismes de contrôle et de coordination entre les différentes parties concernées.
Les travaux ont été clôturés par une séance finale consacrée à la lecture d’un ensemble de recommandations visant à renforcer le cadre juridique et réglementaire pour faire face aux constructions anarchiques, à promouvoir la culture du respect des lois d’aménagement et d’urbanisme, et à contribuer ainsi à l’amélioration du cadre urbain ainsi qu’à la réalisation d’un développement local équilibré et durable.
Par : Amor Z












