Réseau algérien à 100 %, 1 tik.social, ambitionne de proposer une alternative locale aux plateformes internationales.
Dans un contexte marqué par la montée des enjeux liés à la souveraineté numérique, la présidence de la République franchit un nouveau cap. Elle vient, en effet, d’ouvrir un compte officiel sur la plateforme nationale 1tik.social.
De la sorte, elle envoie un message clair : celui d’un intérêt croissant pour les alternatives locales face à la domination des géants mondiaux du numérique. L’information, révélée hier par El Khabar, intervient à un moment où la question du contrôle des données et des canaux de communication numériques s’impose au cœur des stratégies étatiques.
Le premier contenu publié par la présidence a, selon la même source, porté sur les activités du chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune, notamment à l’occasion de la prière de l’Aïd et de la réception des vœux. ”Un choix éditorial classique, mais qui marque surtout l’entrée officielle de l’institution dans un écosystème numérique encore émergent”, ajoute El Khabar.
Et de préciser, qu’au-delà du contenu, c’est la plateforme elle-même qui attire l’attention. Présentée comme un réseau social 100 % algérien, 1tik.social ambitionne de proposer une alternative locale aux plateformes internationales, dans un paysage numérique largement dominé par des acteurs étrangers, poursuit le quotidien arabophone.
Cette initiative s’inscrit, explique t-il, dans une dynamique plus large de reconquête de la souveraineté numérique. À travers cette présence, les autorités semblent, ainsi, vouloir réduire la dépendance aux plateformes étrangères
et favoriser l’émergence d’un écosystème numérique national. El Khabar souligne également que, dans un monde où les données constituent un levier de puissance, le choix d’une plateforme nationale revêt une dimension stratégique. ”Il traduit une volonté de mieux maîtriser les flux d’information et de communication institutionnelle”, fait il savoir.
Aussi, cette démarche peut être interprétée comme un signal adressé aux acteurs de l’innovation en Algérie. En investissant une plateforme locale, la présidence contribue, sans conteste, estime El khabar, à lui conférer une légitimité et une visibilité accrues.
Reste que cette initiative pourrait n’en être qu’à ses débuts. Certains observateurs y voient d’ailleurs une phase test, destinée à évaluer la pertinence et la viabilité d’une présence institutionnelle sur des plateformes locales. Car les défis sont nombreux. La plateforme 1tik.social demeure encore peu connue du grand public et souffre d’un déficit de masse critique face aux géants du secteur.
En favorisant une plateforme numérique nationale, la Présidence algérienne ouvre, en outre, un nouveau chapitre dans sa stratégie de communication. Entre affirmation de souveraineté, soutien à l’innovation locale et recherche d’alternatives aux plateformes globales, cette démarche pourrait préfigurer une transformation plus profonde du paysage numérique en Algérie.
Par : Akram Ouadah











