Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a reçu un appel téléphonique de son homologue français, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean‑Noël Barrot, indique un communiqué publié hier par le ministère algérien des Affaires étrangères.
Au cours de cet échange, les deux chefs de la diplomatie ont examiné l’état des relations bilatérales entre l’Algérie et la France, ainsi que les perspectives susceptibles de marquer leur évolution dans les prochains mois.
Les discussions ont également porté sur plusieurs dossiers régionaux d’importance. Les deux responsables ont ainsi procédé à un échange de vues sur la situation dans l’espace sahélo-saharien, marqué par une instabilité sécuritaire persistante, ainsi que sur les développements liés au processus de règlement de la question du Sahara occidental.
Les ministres ont aussi abordé les graves développements au Moyen-Orient, dont les répercussions continuent de susciter des inquiétudes au niveau régional et international. Dans ce contexte, une attention particulière a été accordée à la situation au Liban, considérée par Alger et Paris comme une source de préoccupation commune.
(Inter) Fluctuations diplomatiques
Cet échange téléphonique intervient dans un contexte où les relations entre Alger et Paris connaissent des fluctuations diplomatiques régulières, liées notamment à des divergences sur certains dossiers politiques et mémoriels.
Selon plusieurs observateurs, ce contact entre les chefs de la diplomatie pourrait s’inscrire dans une dynamique de réactivation du dialogue politique entre les deux capitales, après une période marquée par des tensions et un refroidissement diplomatique.
Dans ce climat, certaines sources évoquent également la possibilité d’un retour progressif à une normalisation diplomatique, qui pourrait passer par le retour de l’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, si les signaux politiques entre les deux pays continuent d’évoluer positivement.
Si aucune annonce officielle n’a été faite à ce stade, les contacts diplomatiques à haut niveau comme celui intervenu entre les deux ministres des Affaires étrangères sont souvent interprétés comme un prélude à un apaisement et à une reprise plus soutenue du dialogue bilatéral entre Alger et Paris.
Par : Akram Ouadah












