Une « nouvelle » espèce de poisson est mise sur le marché algérien depuis fin février. Apparu à Skikda, dans un premier temps, celui-ci a été signalé par la suite sur les étals de plusieurs autres régions du pays.
Le Centre national de recherche et de développement de la pêche et de l’aquaculture (CNRDPA), relevant du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, a procédé aux analyses nécessaires.
Dans un communiqué, il a tenu, à cet effet, à rassurer les consommateurs en donnant des informations sur ce poisson qui est, selon la même source, originaire de l’ouest de l’océan Indien et de la mer Rouge et s’est introduit en Méditerranée via le canal de Suez.
CNRDPA a rappelé, ainsi, que le 24 février 2026, un technicien au centre d’El Kala « a observé de petits poissons pélagiques inhabituels et les a photographiés ». Des poissons « pêchés et débarqués à Skikda, puis distribués vers plusieurs localités, dont El Kala », a indiqué le Centre, soulignant que son prix a atteint 800 dinars le kilogramme.
Par la suite, « plusieurs photos publiées sur les réseaux sociaux ont fait état de captures importantes de ces poissons entre Skikda et Dellys, ainsi que dans d’autres zones ».
Après étude donc, il s’est avéré que cette espèce est l’ « Etrumeus golanii ». « Etrumeus golanii est une espèce de hareng côtier appartenant à l’ordre des Clupeiformes et à la famille des Dussumieriidae. Elle est originaire de l’ouest de l’océan Indien et de la mer Rouge. Elle a pénétré en Méditerranée via le canal de Suez », a indiqué le CNRDPA.
« Etrumeus golanii est un poisson pélagique côtier caractérisé par une longue saison de reproduction, ainsi qu’une forte capacité d’adaptation », a encore précisé le Centre, soulignant que « ces caractéristiques, combinées à des conditions environnementales favorables (température et dynamique des eaux), ont favorisé son expansion progressive dans le sud de la Méditerranée ».
Néanmoins, son apparition en Algérie, pour la première fois, remonte à février 2017 à Cherchell.
« À ce jour, cette espèce ne semble présenter aucun impact négatif sur les pêcheries locales ni sur la santé humaine », rassure à cet effet le Centre, qui ajoute qu’ « elle est considérée comme une espèce bien établie en Méditerranée orientale, où elle constitue une ressource commerciale importante ».
Le CNRDPA estime, en dernier lieu, qu’il demeure nécessaire de « collecter des données sur les volumes de capture, de réaliser des échantillonnages et de mener des sorties de terrain (pêches et observations) afin d’étudier sa répartition, son écologie, sa biologie et ses modalités d’exploitation ».
En somme, les Algériens peuvent consommer ce « nouveau » poisson sans craindre pour leur santé.
Par : Elyas Abdelbaki









