Après le Front des forces socialistes (FFS), c’est au tour du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) de dénoncer la hausse des prix des carburants, alertant sur ses répercussions sociales et économiques.
Ainsi, depuis le 1er janvier, le gasoil, l’essence et le GPL ont enregistré des augmentations, provoquant une vague de mécontentement dans le secteur du transport en commun.
Dans un communiqué rendu public hier, le RCD dénonce des décisions «brutales, unilatérales et non annoncées» prises «dans un climat de stupeur générale», estimant qu’ «elles contredisent les engagements répétés du gouvernement».
Le parti met en garde contre une «spirale inflationniste lourde de conséquences», soulignant que le carburant constitue un facteur central dans la formation des prix.
«Depuis le 1er janvier, les tarifs des carburants – gasoil, essence et GPL – ont été relevés, parallèlement à une série d’augmentations et de nouvelles taxes, notamment la taxe carburant pour les déplacements vers la Tunisie, la taxe sur l’habitation et les locaux à usage commercial directement prélevée sur la facture d’électricité, ainsi que les prix d’autres produits», a rappelé le RCD.
Ainsi, «les premières réactions sociales ne se sont pas fait attendre», a indiqué le parti, faisant remarquer que «dans plusieurs wilayas du pays, des mouvements de protestation spontanés, des arrêts de travail et des grèves, notamment dans le secteur du transport urbain et interurbain, ont provoqué une paralysie partielle ou totale de l’activité».
Pour le RCD, l’impact de ces hausses dépasse largement le seul secteur des transports. « En touchant directement le carburant, ces augmentations affecteront inévitablement l’ensemble de l’activité économique, des biens et des services, notamment les denrées alimentaires », avertit le parti, évoquant une aggravation de « l’érosion déjà dramatique du pouvoir d’achat ».
Le communiqué critique également la Loi de finances 2026, accusée de consacrer un modèle économique fragile, fondé sur l’endettement intérieur et une gestion jugée hasardeuse.
Selon le RCD, les mesures présentées comme des soutiens sociaux risquent, en réalité, « d’alimenter une inflation déjà galopante ».
Face à cette situation, le parti appelle à « l’annulation immédiate des augmentations des prix des carburants », à la révision des nouvelles taxes et à l’ouverture d’un « dialogue sincère et responsable » avec les partenaires sociaux, afin d’éviter une « casse sociale aux conséquences imprévisibles ».
Par : Elyas Abdelbaki









