La situation critique que vit, ces derniers mois, le complexe sidérurgique AL SOLB El Hadjar suscite des nombreuses réactions, notamment de la classe politique. Cette fois, c’est le député Mohamed El Hadi Tebessi du parti HMS de la circonscription électorale d’Annaba de monter au créneau pour dénoncer l’opacité de la gestion de ce fleuron de l’industrie algérienne.
Dans une lettre écrite et transmise au chef du gouvernement, Sifi Ghrib, datée du 7 décembre 2025 et dont nous détenons une copie, le parlementaire s’interroge sur la vision du gouvernement sur l’avenir de ce complexe sidérurgique en crise inédite
et sur les intentions à entreprendre pour sauver ce complexe industriel national pour préserver les postes d’emploi de près de 6.000 travailleurs et la création d’autres emplois.
Il est vrai que ces derniers mois, l’inquiétude est grandissante parmi les quelque
6.000 sidérurgistes du complexe AL SOLB El Hadjar. Jadis fleuron industriel de l’Algérie, le complexe traverse une crise profonde et multidimensionnelle.
Selon certains sidérurgistes, la situation ne se résume pas à des problèmes techniques ou ponctuels, elle reflète un déclin structurel dont les conséquences se font ressentir à la fois sur le plan industriel, social et économique. Le complexe ne parvient plus à atteindre ses capacités historiques.
Devant cette situation, jamais vécue par le complexe depuis sa création, la crainte d’une crise
sociale majeure se fait sentir. Cette crise, selon certains observateurs, révèle le manque d’anticipation sur les procédures douanières et les garanties financières nécessaires sur l’importation des matières premières essentielles, telles que le coke.
À l’image des quelque 65.000 tonnes de coke métallurgique qui demeurent en souffrance depuis août 2025 dans la concession portuaire réservée à Al Solb (ex-Sider El Hadjar). À ce jour, seules 6.000 tonnes ont été dédouanées. Une quantité insuffisante pour alimenter le haut-fourneau, totalement à l’arrêt depuis plusieurs mois.
Une sortie de crise est possible et la plus urgente, selon certains experts, est le règlement d’une partie ou de la totalité des dettes douanières pour débloquer les 65.000 t de coke pour relancer le haut fourneau. Une seconde issue à la crise serait d’engager une restructuration d’envergure du complexe. Alors que la
troisième option concerne la paralysie prolongée du complexe, qui est l’option qui inquiète les sidérurgistes. En attendant, le mot d’ordre de ces derniers est le sauvetage du complexe d’El Hadjar, qui fait partie de l’avenir industriel du pays.
Par : A.Ighil












