Les Services agricoles de la wilaya d’Annaba ont recensé plus de 860 bénéficiaires, après l’examen de 2.268 dossiers en instance, issus des différentes anciennes formules de mise en valeur dans le cadre de la concession pour une superficie estimée à 11.331 ha, conformément au décret exécutif 24-55 du 23 janvier 2024, modifiant et complétant le décret exécutif 21-432 du 4 novembre 2021, et à l’arrêté interministériel du 24 novembre 2022.
Selon la Chambre de l’agriculture, les dossiers acceptés sont évalués à 866 pour une superficie 3.975 ha, alors que 1.800 ont été rejetés pour une superficie 7.375 ha. La plupart de ces 2.268 dossiers émane des agriculteurs des communes d’El Eulma et Chorfa.
Il faudrait rappeler que le wali a souligné l’importance d’accélérer le traitement des dossiers et de régulariser la situation des exploitants réels, en vue de leur délivrer leurs actes de concession et de clore définitivement ce dossier avant la fin de l’année 2025.
La mise à jour des anciens périmètres, selon la circulaire 815 du 21 mars 2024, ainsi que l’identification de nouveaux périmètres de mise en valeur et l’élaboration des études techniques correspondantes, figurent également parmi les priorités de la commission.
Ces futurs périmètres seront attribués via la plateforme numérique de l’ONTA. Le ministère de l’Agriculture accélère, ainsi, le processus de régularisation du foncier agricole, considéré comme l’un des plus grands chantiers structurels lancés dans le secteur depuis plusieurs décennies.
L’objectif affiché est clair : clôturer ce dossier sensible avant la fin de l’année 2025, conformément aux instructions du président de la République. Cette opération a été lancée officiellement lors du 50e anniversaire de la création de l’Union nationale des paysans algériens, qui a appelé à clore ce dossier complexe via une approche participative et de terrain impliquant l’ensemble des acteurs concernés.
Au niveau national, une Commission de régularisation du foncier agricole a été créée le 9 décembre 2024, regroupant offices agricoles, directions hydrauliques, ministères concernés (Finances, Intérieur, Justice) et la Chambre nationale des notaires.
Des commissions de wilayas, composées des mêmes institutions, ont également été mises en place pour superviser et suivre le processus de régularisation selon des orientations claires et un contrôle strict.
Par : A.Ighil












