L’euro, tout comme le dollar américain ou la livre Sterling, atteignent des sommets face au dinars.
Le marché du change des devises sur les principales places ayant pignon sur rue en Algérie s’emballe ces derniers jours. L’euro, tout comme le dollar américain ou la livre Sterling, atteignent des sommets face au dinar. Selon le site TSA, la monnaie unique européenne a pulvérisé, lundi, un énième record face à la monnaie nationale, dépassant largement les 280 dinars algériens. Certains cambistes ont fait état d’un euro pour 282 dinars. A Alger, les cambistes du square Port-Saïd, l’ont même proposé à 283 dinars algériens, ce qui signifie que pour un billet de 100 euros, il faudra débourser une liasse de 28 300 dinars. Une ascension fulgurante. La même source note: ”Du jamais vu : en l’espace de trois semaines, l’euro a battu plusieurs records, atteignant un niveau inimaginable il y a quelques semaines.”
Une aubaine pour les touristes étrangers et la diaspora, mais surtout pour les cambistes organisés en réseaux compactes et très agissantes. Ils discutent, en fait, leur loi en organisant la rareté des devises et en impulsant leur propre logique à l’ensemble de l sphère économique gourmande en devises fortes. Les touristes européens et les membres de la diaspora profitent, eux, largement de cette situation.
En échangeant leurs devises au marché parallèle, ces derniers gagnent au change grâce à un écart de 80% avec le taux bancaire, ”ce qui leur permet de passer des séjours très confortables financièrement, avec une petite somme en euro ou en dollar”, souligné TSA. Concrètement, avec une même somme en euro, le visiteur peut acheter beaucoup plus de dinars qu’avant. Ainsi, toutes les dépenses en Algérie deviennent plus accessibles, comme les hôtels, les transports, la restauration, l’habillement… et bien évidemment le carburant, qui est déjà subventionné par l’État.
La même source fait également remarquer : ”Pour les membres de la diaspora également, en plus de tous ces avantages, lancer des investissements personnels ou aider leurs familles en Algérie deviennent également beaucoup plus faciles qu’avant”. Mais pour beaucoup d’observateurs cette situation impacté le pouvoir d’achat des algériens car elle contribue a renchérir les coûts des produits importés. Une charge de plus pour des millions de ménages déjà en proie à la vie chère.
Par : Akram Ouadah









