L’ANIRA a appelle l’ensemble des établissements audiovisuels à « faire preuve de responsabilité et de grande vigilance ».
L’Autorité nationale indépendante de régulation de l’audiovisuel (ANIRA) s’insurge contre les campagnes de 4e et 5e génération visant à distiller des thématiques trompeuses dans un contexte géopolitique extrêmement périlleux. L’ANIRA a, en effet, dénoncé, hier, vigoureusement la recrudescence du discours médiatique trompeur, « empreint de surenchère suspecte », visant à impliquer l’Algérie dans des analyses infondées. Elle a appelé, dans ce cadre, les médias nationaux à ne pas se laisser entrainer par « ces campagnes de désinformation et illusions propagandistes ».
Aussi, elle a indiqué suivre « avec une vive inquiétude et un profond mécontentement, la montée du discours médiatique trompeur, empreint de surenchère suspecte, notamment à travers plusieurs sites électroniques ». Pour le gendarme de l’Audiovisuel national, ces « des données fallacieuses et des contenus trompeurs circulent au sujet des contextes régional et international, impliquant l’Algérie dans des analyses et spéculations sans fondement, à travers un discours s’inscrivant clairement dans les outils des guerres de quatrième et cinquième génération, reposant sur des suppositions sans aucune base ni source fiable ». Partant de ses prérogatives légales, l’Autorité réprouve « ce type d’intimidation artificielle et malveillante », appelant à ne pas se laisser entrainer par « ces contenus tendancieux, dépourvus des normes professionnelles les plus élémentaires, qui propagent des discours menaçant la tranquillité publique et troublant l’opinion nationale à travers une propagande ciblée au service d’agendas étrangers bien connus pour instrumentaliser la rumeur afin de saper le moral, éroder la confiance dans les institutions de l’Etat et semer la confusion parmi les citoyens».
Elle a, en outre, rappelé que « ce contenu, dépourvu des règles les plus élémentaires d’investigation et de vérification, constitue une violation flagrante du décret exécutif 24-250 fixant les dispositions du cahier des charges générales imposables aux services de communication audiovisuelle, notamment l’article 5 qui stipule que le service de communication audiovisuelle est tenu de respecter plusieurs principes, dont la souveraineté nationale, l’unité nationale, l’unité du territoire national, la sécurité et la défense nationales, l’ordre public, ainsi que les intérêts économiques et la politique extérieure de l’Etat algérien ».
Des mesures juridiques pour préserver l’unité nationale
« En sa qualité d’autorité légalement habilitée à protéger l’espace audiovisuel contre toute dérive », l’ANIRA a, par ailleurs, appelé l’ensemble des établissements audiovisuels à « faire preuve de responsabilité et de grande vigilance, et à respecter l’objectivité et le professionnalisme dans le traitement de ces sujets sensibles, tout en veillant à une sélection rigoureuse d’analystes politiques reconnus pour leur compétence et leur objectivité, et à s’abstenir d’inviter des intervenants non qualifiés, dépourvus d’expérience ou en versant dans l’analyse émotionnelle et trompeuse ».
L’Autorité a également affirmé qu’elle « n’hésitera pas à prendre les mesures juridiques et réglementaires nécessaires contre tout établissement coupable de diffuser sciemment des discours alarmistes, et ce, en vue de préserver l’unité nationale, de respecter l’opinion publique et de garantir la crédibilité des médias nationaux ». Elle a tenu à rappeler que « l’Algérie est forte de ses institutions et de son peuple et ne se laissera pas intimider par les campagnes de désinformation ni les illusions propagandistes », ajoutant que « les médias nationaux resteront un partenaire actif dans la défense des constantes nationales et au service de l’intérêt général ».
Par : Akram Ouadah









