Le verdict sera rendu le mercredi 12 juin prochain, dans l’affaire de corruption qui implique un professeur en chirurgie orthopédique exerçant à l’hôpital universitaire Ibn Rochd d’Annaba. Le procureur de la République a requis une peine de dix ans de prison ferme, ainsi qu’une indemnisation de 200 millions de centimes en faveur de la victime.
L’affaire remonte au 21 mai dernier, lorsque les éléments de la Brigade de recherche et d’investigation de la gendarmerie nationale d’Annaba ont procédé à l’arrestation du professeur incriminé, surpris en flagrant délit de réception d’un pot-de-vin de 45.000 DA dans son bureau. Cette somme lui aurait été remise en échange d’une intervention chirurgicale, pratique illégale qui a profondément choqué l’opinion publique locale.
Lors de l’audience s’est tenue jeudi dernier au niveau de tribunal d’Annaba, après deux reports successifs. Selon des sources, l’accusé a reconnu les faits durant l’enquête menée par les services de la gendarmerie. Malgré les tentatives de son avocat d’obtenir des circonstances atténuantes, le représentant de la république a rappelé que ce comportement, venant d’un médecin de haut rang, constitue une trahison du serment professionnel et une exploitation inacceptable de la détresse des patients.
L’enquête a débuté après la réception d’une plainte officielle signalant un chantage exercé par ledit professeur sur un patient, à qui il aurait exigé un avantage indu en contrepartie d’une opération médicale. Une stratégie d’interpellation a, alors, été mise en place sous la supervision des autorités judiciaires compétentes, menant à son arrestation et à l’ouverture de poursuites pour corruption et abus de fonction.
Parallèlement à la procédure judiciaire, le Conseil de l’ordre des médecins de la région d’Annaba a entamé une procédure de radiation du professeur des registres professionnels.
Dans un communiqué diffusé peu après l’arrestation, la direction générale du Centre Hospitalo-Universitaire d’Annaba a rappelé que cet acte isolé ne représente en aucun cas les valeurs de l’établissement, ni celles du personnel médical et administratif. Elle a exprimé son soutien aux agents qui exercent leur mission avec intégrité et professionnalisme, tout en réaffirmant son respect de l’indépendance de la justice.
L’audience de jeudi prochain s’annonce décisive dans une affaire qui a mis en lumière les dérives individuelles pouvant entacher des institutions publiques majeures. La décision du tribunal est attendue avec attention par l’opinion locale et les acteurs du secteur de la santé.
Par : S. Ikram









