Les commerçants ont globalement respecté le système de permanence mis en place par le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national à l’occasion de l’Aïd Al-Adha, notamment durant les deux premiers jours, alors qu’hier, au troisième jour, il a été constaté que même des commerçants non-concernés par la permanence ont repris le travail.
Les directions de commerce de plusieurs wilayas du pays ont rapporté que durant la journée d’hier, la même tendance a été enregistrée pour ce qui est du respect des permanences, par rapport aux deux premiers jours où il y avait une adhésion quasi-totale au plan mis en place par le ministère.
C’est ce qui a été constaté au niveau de la capitale où, 4221 commerçants, sur un total de 7277 existants, soit un taux de 58, 41%, ont été mobilisés pour la circonstance, selon Dehar Ayachi, un cadre de la direction de commerce de la wilaya d’Alger, qui a d’ailleurs a relevé qu’au troisième jour de l’Aïd, il y a « un retour progressif à la normale ».
Ainsi, les services du ministère du Commerce intérieur ont enregistré l’adhésion de 55 572 commerçants au programme de permanence, durant la première journée de l’Aïd Al-Adha au niveau national, sur un total de 55 602 commerçants mobilisés.
En somme, seul une trentaine de commerçants n’ont pas respecté la permanence au premier jour de l’Aïd, ce qui est, selon le ministère, « un indicateur positif qui reflète une prise de conscience croissante quant à l’importance de respecter le programme de la permanence ».
Le ministère a également fait état de la réception, « de 11 signalements relatifs au non-respect de la permanence par certains commerçants, via l’application mobile MOURAFIK COM », suite à quoi, « les services compétents ont lancé des opérations de vérification, et pris les mesures légales à l’encontre des contrevenants ».
Dans le même ordre, « 11 654 opérations de localisation des commerçants assurant la permanence ont été enregistrées via l’application, contre un taux de signalements n’excédant pas 1% du nombre total d’utilisation enregistrées sur de la plateforme numérique ».
Plus large adhésion au deuxième jour
Au deuxième jour de l’Aïd, le respect du système de la permanence a été encore plus important, puisqu’il y a eu l’adhésion de 55.585 commerçants. Donc, seuls 17 commerçants mobilisés n’ont pas respecté cette permanence.
Par ailleurs, quatre signalements ont été enregistrés via l’application numérique Mourafik Com, a indiqué le ministère.
Des signalements qui « ont permis aux équipes de contrôle d’intervenir sur le terrain pour vérifier ces cas et prendre les mesures légales nécessaires conformément à la réglementation en vigueur ».
« L’application a enregistré 12.010 recherches de commerçants de permanence au cours du deuxième jour », a encore précisé la même source, ce qui « reflète l’efficacité continue de cet espace numérique pour faciliter l’accès des citoyens aux informations relatives aux services disponibles pendant la période de l’Aïd ».
Pour rappel, cette application mise en place par le ministère du Commerce permet au citoyen d’avoir la liste des commerçants concernés par la permanence, leur localisation GPS. Elle inclut également une fonction permettant de signaler les contrevenants.
Dans son communiqué, le ministère a tenu, en dernier lieu, à saluer « l’esprit de responsabilité et le professionnalisme dont ont fait preuve les commerçants », et les remercie pour « leur contribution efficace pour le bon déroulement des services, lors de cette occasion religieuse ».
Il réaffirme, dans ce sens, « la poursuite des opérations de contrôle sur le terrain et l’interaction rapide avec les préoccupations des citoyens pour assurer un service public optimal lors de cette occasion ».
Ainsi, le ministère du Commerce arrive de plus en plus à maîtriser le système de permanence durant l’Aïd et garantit, par conséquent, la disponibilité des produits de première nécessité aux citoyens, alors que par le passé, les arrêts de travail de beaucoup de commerçants pouvaient attendre une semaine, voire dix jours, après l’Aïd, pénalisant ainsi le consommateur.
Par : Elyas Abdelbaki









