Depuis son approbation par le Conseil des ministres, le statut particulier du secteur de l’Education fait encore polémique au sein des syndicats autonomes de l’Éducation. Un nouveau texte de loi, qui devait répondre aux aspirations de la corporation dans toutes ses composantes. C’est le cas du Syndicat National Autonome des Fonctionnaires de l’Intendance de l’Éducation (SNAFIE) qui se sent lésé et qui est monté au créneau ces derniers jours. Il s’est réuni, hier après-midi, en assemblée générale à l’amphithéâtre du lycée Sidi Brahim, afin de débattre des dysfonctions contenues dans cette première mouture.
En marge de ce conclave, nous avons approché la secrétaire de wilaya d’Annaba de ce syndicat, Mme Yakoubi Fatima qui a d’emblée affirmé que «le SNAFIE a, depuis 2014, suite à une grève de quatre mois, lutté pour la révision du statut particulier des fonctionnaires de l’Education nationale. Malheureusement, une
partie seulement de nos propositions a été prise en compte par ce nouveau statut».
Selon notre interlocutrice, les intendants, communément appelés «économes» affectés au secteur de l’Education nationale sont considérés comme des comptables publics. Des fonctionnaires qui gèrent la situation matérielle et financière des établissements scolaires.
Cependant, le SNAFIE souhaite que la tutelle revoie certaines mesures de certaines catégories professionnelles et qu’on accorde aux intendants la possibilité d’accéder à certains postes supérieurs. Pour l’interlocutrice, les réformes contenues dans ce nouveau texte permettront d’améliorer nettement les conditions de travail des personnels éducatifs.
Par ailleurs, la syndicaliste plaide pour une revalorisation de l’ancienneté des intendants pour accéder à une revalorisation des diplômés de cette catégorie de fonctionnaires, tout en soulignant l’adoption d’autres mesures complémentaires qui doivent tenir compte de la particularité du métier de l’enseignement.
La secrétaire de wilaya du SNAFIE a annoncé l’organisation d’un important rassemblement régional qui regroupera des représentants de 12 wilayas de l’Est du pays, le 26 février prochain, devant le siège de la direction de l’Éducation de la wilaya d’Annaba.
Ainsi, le secteur de l’Education vit des heures de tension autour du statut particulier. Après, la grève cycliques initiée par quatre syndicats autonomes des enseignants qui est à sa deuxième semaine, c’est au tour du Syndicat des intendants de s’engager dans la contestation.
Par : A.Ighil









