Un constat que l’on ne pourra pas occulter. Et dans cette affaire, la responsabilité du citoyen, il faut bien le reconnaître, est entière avec, bien évidemment, l’indifférence des autorités communales. Ce triste constat est établi de l’aveu même des habitants de la cité des 400 logements sociaux de la commune de Sidi Amar.
La situation, en termes d’assainissement, est des plus épouvantables. Les ordures ménagères sont toujours déversées dans l’anarchie totale. Les points de ramassage ou de collecte, peu importe, des déchets ménagers ne sont généralement pas respectés. Mais, aussi la présence encombrante des nombreuses vaches errantes qui polluent l’environnement.
Sur ce plan, la situation d’insalubrité dénote de l’absence d’éboueurs qui, ne cessant de subir les effets néfastes d’une telle situation, ont fini par manifester, eux aussi, leur indifférence. Et l’on revient à dire, encore une fois, qu’en l’absence d’une véritable adhésion du citoyen à cet effort collectif, il ne faut surtout pas s’attendre à ce que les choses bougent effectivement dans le sens souhaité. Surtout que les locataires de cette cité sont loin d’assumer leurs responsabilités.
Le problème est étroitement lié, d’une part, à l’incivisme du citoyen, et d’autre part, des responsables locaux qui sont dépassés par les évènements et brillent par leur absence. À cette situation, le président de l’APC de Sidi Amar, Ahmed Boumaiza, s’en défend et estime que les services de la Commune accomplissent des efforts importants pour accélérer le rythme de la collecte des déchets et lutter contre le phénomène, qui a trop duré, de l’errance des vaches en milieu urbain.
Dans une déclaration accordée à la radio locale, le président de ladite APC a affirmé que «l’entreprise chargée de la collecte des ordures à travers le territoire de la commune fournit de gros efforts. Mais, le citoyen ne respecte pas les horaires de passage des camions à bennes.» Et d’ajouter : «Les bacs à ordures ont été saccagés ou parfois vendus. C’est au citoyen d’être le partenaire de la commune pour un environnement sain».
Par : A.Ighil









