La wilaya d’Annaba se trouve, depuis des années, face à des défis persistants en matière de gestion de ses marchés de fruits et légumes. C’est du moins ce que l’on peut comprendre des déclarations de M. Sassi Boumedari, chef du bureau de l’Organisation du marché et des professions réglementées à la direction du Commerce et de la Promotion des exportations de la wilaya.
Bien que la wilaya compte plus de 40 marchés, seuls 22 d’entre eux sont actuellement en service, tandis que 19 autres sont restés fermés pendant plusieurs années. Cette situation soulève des questions sur la viabilité et la planification de ces espaces commerciaux essentiels pour la vie quotidienne des citoyens.
M.Boumedari a révélé que certaines communes, telles qu’El Bouni, Sidi Amar et Annaba, font face à des disparités marquées avec des marchés actifs et d’autres inactifs.
Selon les chiffres avancés, la commune d’El Bouni compte quatre marchés actifs et trois inactifs. Quant à celle de Sidi Amar, elle compte un marché actif et quatre inactifs. Quant à la commune d’Annaba, elle recense 13 marchés couverts, dont six ne sont pas actifs.
Les raisons de cette inactivité sont attribuées à l’emplacement peu stratégique de certains marchés, les éloignant des centres d’activité commerciale, ainsi qu’à des conceptions inadéquates qui ne favorisent pas un environnement propice au commerce.
Le responsable a souligné que la désertion de ces marchés par les commerçants est un obstacle majeur et que le choix des sites ainsi que leur conception nécessitent une réévaluation. Il a également mentionné que certaines communes ne disposent pas du tout de marchés actifs. C’est le cas de celle de Berrahal qui compte quatre marchés fermés, ainsi que celle de Chétaïbi qui ne dispose pas de marché couvert.
Ce phénomène accentue ainsi les disparités dans l’accès aux fruits et légumes pour les habitants de ces localités. Mais, contribue également à la prolifération des commerces informels.
Par : I.N









