Fidèle à ses œuvres qu’il tire de ses racines amazighes à travers sa vie dans sa ville natale d’El Milia, où il a passé une partie de sa jeunesse avant de partir s’installer en France dans les années soixante-dix, Abdelaziz Boucherit est un homme qui s’est mis à l’écriture pour replonger son lecteur dans l’histoire de l’Algérie et des Us et coutumes berbères. Diplômé de l’université de Complègne en France, il a exercé en tant qu’ingénieur à Thalès. Il est retraité et réside à Paris. Il a à son actif plusieurs œuvres, dont « Didouche Mourad », un livre qu’il a consacré à l’un des grands leaders révolutionnaires de la guerre de libération nationale, et « Zahia, le calvaire des tabous », une trilogie retraçant en trois tomes la vie d’une femme vivant sous le poids des interdits de son époque. Dans sa dernière œuvre qui vient de paraître chez Edilivre en France, il renoue avec son penchant pour l’histoire de ses racines Amazighes à travers un livre consacré aux berbères de l’Afrique du nord. Il l’a intitulé « Des pépites autour du kanoun, fables et poésies berbères ».
La première partie du recueil est composée d’une trentaine de fables, la deuxième de poésies et la troisième de chansons. Retrouvé aujourd’hui sur les étals des grandes bibliothèques, ce livre est une inspiration tirée de légendes amazighes, retraçant une culture « pour vivre en harmonie avec son temps » comme le souligne l’auteur dans ce résumé qu’il nous a transmis : « Tous les hommes aspirent à vivre le même idéal. Un idéal, empreint de paix, de prospérité et de sérénité. Chaque peuple a ses propres vérités, ses croyances et sa culture.
La sensibilité et l’environnement proche sont pour beaucoup dans la construction du patrimoine culturel. Beaucoup de vertus de la pensée, issues des angoisses humaines de ce monde encore inconnu, tentent de répondre aux besoins légitimes des doutes et des incertitudes de l’homme. Le souvenir des voies tracées par les ancêtres semble être, pour beaucoup, une bénédiction en héritage. Une culture, qui, par le passé, avait bercé le quotidien de ces aïeux, devient le chemin à suivre pour vivre en harmonie avec son temps.
En effet, malgré l’hostilité des envahisseurs, la culture amazighe avait tant bien que mal résisté aux tourments qui rongeaient son existence. Une culture, toujours vivante, adossée aux concepts modernes, élaborés pour parfaire le génie de l’esprit innovant. C’était la volonté, devenue une devise fondamentale, initiée dès l’origine, et laissée comme héritage par les aïeux berbères d’Afrique du Nord, afin d’assurer la continuité de leur puissance civilisatrice. Tout le reste, à leurs yeux, n’était que supposition de nuisance ».
Par : Amor Z









