Des représentants des auto-écoles, dépendant du centre d’examen Daksi Abdessalem, dont le nombre serait estimé à 70, nous ont rendu visite, hier, dans notre bureau afin de dénoncer ce qu’ils qualifient de «situation illégale» à laquelle ils sont confrontés des années durant. «Nous continuons à travailler en l’absence d’un arrêté ou plus précisément d’un statut juridique définissant clairement les conditions et les modalités d’exploitation dudit site», affirme un gérant d’une auto-école. Pour rappel, ce centre d’examen est scindé en deux parties. Une réservée à la fois au code de la route et au créneau et l’autre au circuit, la troisième étape et la dernière dans le passage au permis de conduire.
Personne ne sait si on va continuer, dira-t-il, à travailler «clandestinement» dans ce centre où on risque d’être un jour expulsé. De toute manière, la situation de ce centre d’examen traduit, on ne peut mieux, toutes les difficultés d’un métier clochardisé, pour reprendre les dires de notre interlocuteur. Selon lui, ils sont nombreux ceux qui exercent aujourd’hui le métier de moniteur d’auto-école sans posséder une qualification professionnelle, en termes de pédagogie et de communication, en l’occurrence. «Si la route continue à tuer chaque jour et endeuiller des familles entières, c’est aussi à cause d’une formation et d’un apprentissage qui laissent vraiment à désirer, pour ne pas dire défaillants», a-t-il affirmé. Et de poursuivre : «Les conditions d’apprentissage, proprement dites, ne sont pas respectées ou rarement par certains moniteurs. En somme, la balle est désormais dans le camp des parties concernées, à savoir l’APC et la direction des Transports, où règne une situation qualifiée de paradoxale.
Par : A.A











