Des rumeurs vont bon train concernant le blocage de l’authentification des diplômes de certaines filières médicales au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur. Des jeunes médecins qui désirent poursuivre leurs études à l’étranger, notamment en Allemagne. Chaima, fraîchement diplômée de la faculté de médecine d’Annaba, inquiète de cette situation qui dure depuis des mois, nous commentera cette situation : «Le bruit circule que des médecins émigrent à l’étranger pour fuir le service civil.
Mais, à l’origine, les postes sont inexistants et vous avez des médecins au chômage depuis des années». Alors que pour Malik, chirurgien-dentiste, il nous annonce une autre version de la situation : «L’authentification des diplômes se fait désormais en ligne. Mais, la procédure reste bloquée exclusivement pour certaines filières médicales. La raison invoquée est que les médecins algériens sont en train de quitter l’Algérie définitivement alors qu’ils ont des obligations vis-à-vis du Service national.
Donc, ils mettent aussi la pression aux ambassades pour qu’ils ne délivrent pas de visas». Cette situation a fait débat dans l’hémicycle du palais de Zighoud Youcef concernant le refus de l’authentification des diplômes et relevés de notes des médecins désirant poursuivre leurs études à l’étranger. Les universités étrangères exigent que les diplômes et relevés de notes soient authentifiés par les ministères de l’Enseignement supérieur ainsi que des Affaires étrangères. «L’exigence de l’authentification des diplômes a été décidée pour lutter contre le trafic de ces documents», expliquera l’un des députés.
Le même parlementaire dénonce «un arbitraire» et «une décision sans ancrage juridique». Pour le député, «la réalité est que l’Algérie forme beaucoup de médecins. Mais, il n’y a pas assez de postes budgétaires pour employer tout le monde. En même temps, on les empêche de poursuivre leurs études à l’étranger pour saisir des opportunités dont certains sont au chômage dans leur pays».
Alors que pour le Syndicat national des praticiens de la santé publique, le nombre de médecins partis à l’étranger est estimé à 20.000. Parmi les raisons qui poussent ces derniers à s’exiler, figure la question des conditions socio-professionnelles. Les salaires que perçoivent nos médecins du service public sont en deçà des attentes ; mais, aussi un net recul du statut du médecin au sein de la société.
Par : A.Ighil









