Benhizia Hamza Abdelkrim, installé mardi dernier à la tête de la Direction des Œuvres Universitaires (DOU) de Souk-Ahras a fait l’objet, trois jours après son installation, d’une autre décision mettant fin à ses fonctions. Trois directeurs et trois limogeages en moins de deux mois (voir notre édition de jeudi). Les supputations et les critiques vont bon train et cette autre décision ne laisse aucune équivoque quant à un malaise certain dans le circuit des nominations à ce poste.
Si le dernier venu n’a pas pu faire part de sa feuille de route, ses deux prédécesseurs ont eu l’occasion de s’entretenir au moment où ils étaient en poste avec Le Provincial. Souaâd Chaâbana déclarait, le mois de mars de l’année en cours, que la gestion des œuvres universitaires devait faire l’objet d’un redressement tous azimuts. ”Il nous a été donné de constater que la gestion des services relevant de notre direction est sérieusement bridée par quelques employés inamovibles épaulés par des milieux occultes dont l’ingérence dans le secteur est visible à tous les niveaux.
Quelques changements dans la composante actuelle sont indispensables”, devait-elle annoncer. Concernant la relation de la DOU avec certains fournisseurs et autres transporteurs signataires de conventions, elle oeuvra, dès les premiers jours de son installation, à mettre à exécution ses promesses s’agissant de la rationalisation des dépenses et le contrôle permanent de ces partenaires. Une protestation menée sans plateforme de revendications par des employés de troisième zone, annoncera la couleur.
Suivra, quelques semaines après, son écartement du poste. Remplacée le mois de mai par Hamza Cherif, la DOU s’acheminait, comme se fut le cas pour son prédécesseur, vers un assainissement de plusieurs situations héritées des anciens gestionnaires. Une crise d’eau latente dans quelques résidences et des incidents mineurs dans un campus furent savamment gérés à distance par un noyau local afin de faire diversion et maintenir inchangées certaines situations.
Suivra, comme à l’accoutumée, des attaques via les réseaux sociaux et des mini-protestations sans objectif. Il est parti sans avoir eu le temps de concrétiser ses projets prometteurs. ”Notre rôle à l’université consiste à promouvoir nos cités résidentielles en lieux d’épanouissement et en pôles de rayonnement. Pour se faire, nous devons d’abord assurer les meilleurs services en matière d’hébergement, de restauration et autres chapitres de gestion, notamment celle des bourses des étudiants, entre autres”, disait-t-il quelques jours avant d’être remercié. Qui mène cette valse ?
Par : Abderrahmanr.D












