Dans un communiqué rendu public, les services de l’APC de Zighout Youcef ont mis en garde ceux qui continuent de défier la réglementation en vigueur, en matière d’urbanisme et de construction. Et dans cette visée, les plans d’occupation des sols (POS) 7, 9, 10 et 11 sont clairs.
Aucune construction ne devrait être édifiée sans autorisation des services municipaux, lit-on dans ledit document. De lourdes peines, allant de 6 mois à deux ans et jusqu’à cinq ans de prison ferme, sont prévues dans la loi 08-15 relative à la conformité des constructions. Quant aux récidivistes, ils risquent de voir leurs peines doubler, selon toujours les textes régissant le secteur de l’habitat.
De lourdes amendes sont également prévues par ladite loi qui, selon le cas traité, elles peuvent aller de 100.000 à 1.000.000 de DA, et sont infligées aux auteurs des infractions enregistrées, sur le sol de la commune par les services concernés. Idem pour la vente illicite de terrains. Toute infraction commise dans ce registre précis est passible de lourdes peines, rappelle Mihoubi Fateh, le P/APC de Zighout Youcef qui n’a pas manqué d’appeler, par ailleurs, la population à se rapprocher de la commune pour une éventuelle régularisation des situations enregistrées notamment par le service technique.
Nul n’est censé ignorer la loi, laisse-t-il entendre, tout en restant déterminé à aller au bout de cette campagne qui est loin d’être conjoncturelle. Le maire de ladite commune veut, effectivement, en finir avec cette anarchie qui règne dans le secteur. Il veut en finir avec ces constructions inachevées et surtout sans permis de construite. C’est ce qui ressort du communiqué qu’il a envoyé aux représentants de la presse et qu’il a diffusé sur les réseaux sociaux et dans les espaces publics.
Quoique tardive, la réaction du P/APC, par rapport à la situation qui prévaut actuellement, a été accueillie, aussi paradoxal que cela puisse paraitre, avec beaucoup d’enthousiasme et de méfiance, à la fois, de la part de la population. Selon certains, la mise en œuvre de ces mesures, au regard des dossiers à régulariser ou à traiter, est loin d’être facile. Un exemple qui reste, tout de même, à méditer.
Par : A.A











