
Une campagne d’abattage de chiens et chats errants sera lancée à partir de mercredi soir au niveau de plusieurs quartiers de la commune d’El Bouni.
Cette campagne entre dans le cadre de la prévention contre les maladies transmissibles par les animaux errants, à l’instar de la rage qui reste une maladie fatale, une fois déclarée chez l’être humain.
Le maire de la commune d’El Bouni informe les habitants des quartiers de Chaouli Belkacem et Gharbi Aissa, que les agents communaux en charge de cette opération investiront les lieux à partir de minuit.
Jeudi soir, à partir de minuit également, la campagne prendra effet au niveau du quartier de Boukhadra 3 et du pôle universitaire UBMA d’El Bouni.
Les habitants de ces zones sont de ce fait priés d’éviter de sortir pendant ces opérations pour éviter tout incident.
Seul moyen utilisé par les responsables communaux pour protéger les citoyens des attaques de chiens, dont le nombre augmente à vue d’œil au niveau des zones urbaines, l’abattage est depuis peu sujet de polémique en Algérie. En effet, ces dernières années, des militants de la cause animale se sont engagés à faire cesser les activités de la « goulafa », chargée de la lutte contre les chiens et les chats errants au niveau de la capitale.
Pour les défenseurs de la cause animale, cette méthode est certes efficace, mais demeure la solution de facilité pour des communes incapables d’assurer le minimum d’hygiène dans les espaces publics.
En effet, la levée des poubelles, si elle devait être régulière, en plus de la disponibilité d’un nombre adéquat de bennes à ordures, contribueraient à elles seules à faire baisser de moitié le nombre de chiens errants dans les agglomérations.
Les associations de défenses des animaux préconisent la création de fourrière animale en nombre suffisant avec la vaccination des chiens et chats capturés. Ces méthodes, qui sont sans nul doute porteuses d’une certaine morale dans l’exercice de cette tâche, sont pour l’heure considéré comme onéreuse et synonyme de gaspillage par les chefs des communes qui préfèrent économiser les budgets qui pourraient leur être alloués.
Par : M.L








