Abdelkrim Zinai, le wali de Souk-Ahras, a déclaré, lors d’une rencontre tenue jeudi avec les représentants locaux des différents organes de presse, que toute information porteuse de préoccupations citoyennes, de constats, voire de critiques objectives aide le responsable à cerner les priorités de la wilaya et à intervenir, par ricochet, en temps opportun.
“Plusieurs situations soulevées par voie de presse ont été résolues, après confirmation, par nos services”, a-t-il déclaré, tout en mettant en valeur l’importance des medias s’agissant de la gestion des affaires courantes de la wilaya. Il passera brièvement en revue les grands acquis de Souk-Ahras, tous secteurs confondus, et expliquera, dans une logique d’Etat, les impératifs de la bonne gouvernance.
Les marchés informels, l’insalubrité dans les grandes agglomérations, l’état lamentable de quelques axes routiers et plusieurs autres aspects négatifs seront traités dans le cadre d’un programme d’assainissement continu. “Il est inconcevable et inadmissible de voir nos grandes cités prises en otage par les commerçants illicites qui squattent trottoirs et chaussées sans que personne ne s’en offusque (….) Il est impossible d’accepter les atteintes multiples portées à l’environnement et à l’aspect architectural de la ville.
Des kiosques érigés illégalement le long des artères de quelques quartiers, des enseignes publicitaires accrochées aux murs et aux poteaux électriques… et une anarchie indescriptible dans la viabilisation et l’aménagement des cités”, a-t-il ajouté. Il a illustré ses propos par une récente obstruction de l’accès vers un projet d’utilité publique par quatre kiosques informels à la cité Ahmed Loulou.
Pis encore, les indus occupants de la voie publique parlaient, avant la décision de démolition, de “droit certain” sur les lieux sur l’impulsion de leurs complices. Des commérages et autres commentaires transmis par ces derniers à l’opinion publique via facebook font partie d’une ancienne recette conçue dans les laboratoires des marionnettistes de l’informel. Le wali dira, à ce sujet ceci: “Toutes les portes sont ouvertes pour tous ceux qui désirent exercer une activité commerciale, à condition de se conformer aux textes légaux et de ménager les chaussées et les trottoirs dont la vocation est différente”.
La gestion des déchets ménagers et l’embellissement des villes passent inéluctablement par la mise en place d’un programme consistant et de longue haleine, selon le même responsable, car il y va du devenir d’une wilaya qui, de par ses atouts naturels et son importance géographique, charrie un legs historique qui n’est pas des moindres. De fait, plusieurs projets sont prévus dans le cadre du PCD ( Plan Communal de Développement) et du FCCL (Fonds Commun des Collectivités Locales) pour remédier aux manquements en matière d’aménagement urbain, d’éclairage public et d’assainissement, entre autres volets. Une plantation de 2000 arbres ornementaux et le renforcement de l’éclairage public, notamment au chef-lieu de la wilaya, font partie d’un ajustement incontournable.
”Nos cités qui n’ont pas connu de plantation d’arbres depuis des lustres auront droit à un meilleur décor et les lampadaires qui fonctionnent encore à base de lampes à sodium iront vers la généralisation du LED. De même pour les agglomérations qui souffrent de défaillances dans l’éclairage. Des instructions ont été données pour leur prise en charge dans les meilleurs délais”, a-t-il laissé entendre. Concernant les perspectives de la wilaya, le chef de l’exécutif a affiché les ambitions de son équipe dans le domaine de l’investissement et la promotion de quelques secteurs en supports fiables pour l’essor économique de la wilaya et l’épanouissement de ses habitants.
Perspectives…
Ce sont déjà 36 projets débloqués, dont celui d’un hôpital à Sédrata d’une capacité d’accueil de 120 lits. Deux autres structures relevant du secteur de la Santé ont été également relancés dans ce même contexte. “Il faut reconnaitre que nous avons un bon maillage s’agissant des structures. Nous irons vers le meilleur, notamment avec une possible création d’une annexe du CHU-Annaba.
Le professeur qui encadre les étudiants est potentiellement un formateur aussi pour les médecins”, La zone industrielle de M’Daourouch ainsi que les trois autres zones d’activités, dont deux seront réceptionnées le mois de mai, sont appelées à jouer un rôle prépondérant dans le développement économique de la wilaya. L’alimentation en eau potable caractérisée ces derniers temps par une crise à Souk-Ahras mais aussi à l’échelle planétaire, connaitra, à court terme, des mesures d’urgence pour pallier au problème.
Le transfert de l’eau potable depuis le barrage de Beni-Haroun (Mila) via la wilaya d’Oum-El-Bouaghi sera possible grâce aux efforts des techniciens de la Direction des Ressources en Eau (DRE) qui viennent d’achever une importante opération en by-pass. A moyen terme, c’est le barrage d’Oued Djedra, dont les travaux sont en cours d’achèvement, qui permettra d’atténuer un tant soit peu des besoins ressentis dans certaines régions. Pour cet été, toutes les dispositions ont été prises pour assurer une alimentation équitable en eau pour toute la population.
Des camions citernes seront utilisés pour les zones rurales et quelques agglomérations éparses. Le wali préconise, toutefois, le recours au dessalement comme solution radicale et viable pour les périodes sèches. Dans le secteur de l’agriculture, il a mis en relief les atouts naturels et cité en exemple la culture de l’opuntia (figue de Barbarie) capable, à elle seule, de créer un circuit de transformation et/ou de commercialisation pécuniairement prometteur et créateur de postes d’emploi. Pour l’hôtellerie, pierre d’achoppement du tourisme à Souk-Ahras, l’heure est déjà aux débats au sujet de la construction d’une structure d’accueil étatique.
Par : Abderrahmane.D












