Dans une pétition, dont une copie a été remise à notre rédaction, 24 élus sur les 43 membres de l’APC du chef-lieu de wilaya interpellent le wali de Constantine afin d’intervenir et de mettre surtout un terme à la crise qui secoue depuis plusieurs jours cette assemblée élue. Celle-ci « croule », faut-il le souligner, sous le poids des querelles partisanes de ses propres élus. Pour preuve, la dernière session ordinaire s’est tenue, le moins que l’on puisse dire, dans un climat houleux. C’était l’occasion pour certains élus de tout déballer sur la place publique. Des accusations de part et d’autre ont ainsi marqué les travaux de cette session, notamment entre Charaf Bensari, le président de l’APC et ses proches collaborateurs et pas moins de 24 élus locaux.
Ces derniers parlent de mauvaise gestion des affaires de la collectivité et de mise à l’écart par le P/APC. Celui-ci serait, selon ses détracteurs, derrière cette situation de blocage. Pour preuve, une seule session ordinaire a été tenue durant l’exercice écoulé, lit-on dans ledit document. En attendant que le wali tranche dans les graves accusations portées par les deux « camps », la ville de Constantine continue de subir les conséquences de ce climat de malaise et de suspicions.
Et ce n’est pas l’approbation du budget 2023 qui va suffire pour gérer et mener jusqu’au bout les nombreux dossiers en instance. Et si Constantine croule encore sous le poids de ces conflits, elle croule également sous le poids de la saleté, maitre mot dans tous les quartiers de la ville, ou presque. En dépit de quelques actions entreprises ici et là, visant l’amélioration du cadre de vie du citoyen, Constantine, qu’on le veuille ou non, est une ville sale, au sens large du terme, qui n’inspire plus personne. Le wali de Constantine est plus que jamais interpellé afin de mettre un terme à cette « marmelade » qui n’a, en effet, que trop duré. En fait, ce n’est pas avec des mots que le blason terni, des années durant, de cette ville millénaire sera effectivement redoré. Constantine a surtout besoin d’hommes intègres cherchant à servir sincèrement la collectivité, loin des calculs mesquins et loin aussi d’un agenda politique. Selon certaines indiscrétions, les jours de Bensari à la tête de l’APC de Constantine seraient bel et bien comptés.
Par : A.A











