Par : A.Ighil
Les services de la commune de Berrahal ont procédé à la démolition de locaux de fortune et autres espaces commerciaux situés aux abords de la rue principale de l’ancien village socialistes de Tacha, à quelques encablures du chef-lieu de ladite commune. Une opération inscrite dans le cadre de l’éradication du commerce informel à travers plusieurs cités de ladite agglomération. Les baraques ciblées par cette vaste opération sont essentiellement des étals de fortune des fruits et légumes et kiosques à tabac implantés illicitement. L’opération s’est déroulée en présence de la force publique et à priori sans heurts. Les services de la commune de Berrahal ont programmé l’aménagement du marché de proximité qui sera destiné aux commerçants qui accepteront de louer des boxes et s’acquitteront dans la légalité avec un registre de commerce en bonne et due forme pour payer leurs impôts sans être inquiétés. Mais il reste à savoir que ces jeunes, qui ont toujours activés dans le circuit informel, se plieront aux exigences des services de la commune à rejoindre le marché de proximité.
Dans d’autres communes telles qu’Annaba, El Bouni et même Berrahal, l’opération d’intégrer ces jeunes au circuit légal a été vouée à un échec cuisant. Il faut souligner que la région de Berrahal, à l’instar de la majorité des communes de la wilaya d’Annaba, est devenue, depuis plusieurs années, un haut lieu du commerce informel, notamment le centre du chef-lieu. Cela s’explique par sa proximité avec la très fréquentée route nationale n°44. Il a fallu l’intervention des pouvoirs publics pour mettre un terme à cette débandade qui a trop duré. Des centaines de commerçants illicites, qui ont longtemps investi la cité des 400 logements, en plein cœur de Berrahal, ont été évacuées. Ce véritable bazar à ciel ouvert a été enfin démantelé au grand soulagement des nombreuses familles habitant alentour, qui ont souffert du bruit quotidien occasionné. Pour beaucoup de spécialistes, «l’économie informelle, florissante, emploie un Algérien sur deux et échappe à tout impôt. Ces dizaines de milliers d’acteurs exercent avec succès leurs talents, dans le commerce, l’agriculture et la spéculation immobilière, tout en privant l’Etat d’une bonne partie des revenus fiscaux».









