Par : M.L
La cité Oued Seybouse, relevant de la commune d’El Hadjar, classé comme étant une zone d’ombre, est sur le point d’être raccordé aux réseaux divers. Les travaux de raccordement ont été lancés la semaine dernière et ont bien avancé si l’on en croit les premiers bilans. A l’heure qu’il est, le réseau d’assainissement des eaux usées est le dernier point à finaliser.
Le paramètre des voiries a également été considéré, puisque la route principale menant à la cité a été refaite avant l’aménagement des trottoirs. A la veille de la saison hivernale, la reconsidération des routes est une nécessité au niveau de cette zone. En effet, jusque-là, les habitants devaient slalomer entre les flaques d’eau lorsqu’ils n’étaient pas obligés de patauger dedans.
Ce raccordement est resté au statut de projet depuis des années, faute de budget pour le lancement des travaux. Ce n’est qu’en cette fin d’année 2022 que la commune a reçu le budget nécessaire, lançant ainsi le tant attendu projet de la cité Seybouse.
Situé au niveau d’une zone semi rurale, ce quartier abrite quelque 300 familles vivant dans des conditions venues d’un autre âge et ce, depuis maintenant 10 ans.
Sans eau ni électricité et encore moins de gaz, les habitants des lieux vivent dans des conditions de précarité indescriptibles. Pourtant propriétaires de leurs maisons, les familles installées sur ce plateau, suivent le modèle des habitations illicites des bidonvilles, en détournant l’électricité pour éviter de s’éclairer à la chandelle.
Qu’il pleuve, qu’il neige, ou qu’il vente, les familles concernées doivent sortir s’approvisionner en eau en remplissant des bidons dans les sources et font le va-et-vient avec des bonbonnes de gaz qu’ils doivent recharger et transporter quasi quotidiennement.
Plusieurs autres zones d’ombre, situées au cœur des grandes communes de la wilaya, continuent de souffrir de l’absence de budget ou de considération de leur situation. A Sidi Aissa, une cinquantaine de familles installées sur place depuis une cinquantaine d’années, endurent le même quotidien qu’endurent les habitants d’Oued Seybouse, mais ne sont malheureusement concernés par aucun projet de raccordement.









