Par : Hamid Daoui
Tant attendue par les postulants en quête d’un abri décent, la commission d’attribution de logement social de la daira s’est mise à l‘œuvre pour présélectionner les dossiers des demandeurs de la commune d’El-Khroub.
Les discussions qui alimentent la chronique locale ne commentent que le reprise des travaux de la commission dans l’espoir, pour chacun des postulants, d’être porté cette fois-ci sur la liste des bénéficiaires, notamment pour les prétendants qui se sentent victimes arbitrairement durant les distributions effectuées précédemment.
A en croire la vox populi, les anciennes demandes ainsi que celles des années 2000 seraient déjà prises en compte par la commission, « débarrassée » de son ancienne secrétaire traitée de tous les noms d’oiseaux par les demandeurs, dont les dossiers n’auraient pas été retenus. Cette secrétaire a été promue en qualité d’élue à l’Assemblée populaire de la wilaya (APW) de Constantine, quant au reste des membres siégeant, il n’y aurait pas de changement significatif que celui des nouveaux locataires de l’Assemblée populaire communale (APC), présidée par un jeune maire ayant promis qu’il serait le garant d’une « justice sociale égale distance » lors de son investiture au lendemain du scrutin local biaisé, faut-il le rappeler.
Cependant, l’écueil de l’offre de logements à distribuer, face à la forte demande exprimée équivalant à plus de 20.000 dossiers déposées au niveau de la daira, ne peut en aucun cas garantir la satisfaction d’autant plus que les passe-droits et autres formes de clientélisme monnayés ne tarderaient pas à se manifester comme ça a été toujours le cas de la corruption généralisée au sein des institutions et de la société.
De même que le prétexte avancé des bidonvilles de Guettar-El- Aich, les 650 occupants des gourbis auraient bénéficié théoriquement de leur quota à Ain-Abid.
Le dilemme reste toujours posé face àla pression sociale des demandeurs qui n’ont jamais cessé leurs protestations, souvent violentes autour des distributions injustes ayant émaillé pratiquement les attributions depuis les premières constructions d’immeubles collectifs de la charnière des années 70/80 à ce jour, avec leurs lots de détournements et spéculations immobilières qui font rage et leur corolaire, l’enrichissement illicite sur le dos de l’État, de la société et des authentiques nécessiteux exclus du bénéfice d’un gîte décent.










