Par : Hamid Daoui

La vente des produits frappés par les pénuries et la spéculation à la minoterie d’El-Khroubse déroule à travers de longues files d’attente, émaillées de rixes entre les clients. Ces disputes, altercations et bagarres se soldent le plus souvent par des blessés, comme ce fut le cas, avant-hier, d’une personne victime de blessures avec des points de sutures sur la tête. « Toutes ces chamailleries et agressions sont le produit des spéculateurs amateurs pour l’écoulement de la semoule et de l’huile de table sur le marché noir », à en croire des travailleurs en retraire dans cette vieille minoterie de village d’antan.
Pire, ces trabendistes et spéculateurs surgissaient dans toutes les périodes de crise et de pénuries, le plus souvent provoquées à des fins d’enrichissement illicite.
Avec ces dernières années, caractérisées par la pandémie et ses conséquences et répercussions sur la crise économique et sociale, aggravée de nos jours par la guerre russo-ukrainienne.
D’autant que les deux pays en conflit sont de gros producteurs et exportateurs des céréales. Dès lors, ces phénomènes seraient entretenus par le mode de consommation des ménages qui procèdent à des stockages disproportionnés des produits alimentaires de base afin de parer à toute éventualité, pendant que la distribution est cédée aux mandataires qui monopolisent le marché en l’absence de la régulation de l’Etat/pouvoir qui ne convainc plus les citoyens.
Par conséquent, les prix flambent et les ventes se font en cachette, sous le manteau pour l’huile dans quelques épiceries et les commerces de zlabia, tandis que les semoules sous la même forme avec des files d’attente et des agressions.










