Ceux qui vivent au bord de la mer ont la chance de pouvoir passer de vraies vacances sans quitter leur région. Le littoral leur offre aujourd’hui une multitude d’activités, mais cette chance a un coût.
Le littoral n’est plus seulement un lieu où l’on vient se baigner. Au fil des étés, il est devenu une véritable destination de loisirs. Les prestataires se sont multipliés sur les réseaux sociaux et proposent désormais des activités pour tous les profils. Les amateurs de sensations fortes s’essaient au parapente ou au jet-ski, les plus curieux découvrent les fonds marins, tandis que d’autres préfèrent une excursion en bateau vers une crique isolée, une sortie en quad, un parcours d’accrobranches ou une journée dans un parc aquatique. L’objectif est le même : vivre une expérience, le temps d’une journée, tout en restant chez soi.
La mer est gratuite, pas les vacances
À Oued Bakrat, les voiles colorées des parapentes attirent tous les regards. Pour un baptême de quinze minutes, il faut débourser 7 000 dinars. Un tarif qui ne semble pourtant pas décourager les amateurs. Lors de notre passage, tous les vols affichaient complet. Parmi les participants figuraient deux jeunes Tunisiens venus spécialement tenter l’expérience. Une scène qui illustre l’attractivité grandissante de ces activités et le potentiel touristique d’un littoral qui ne séduit plus seulement les habitués des plages. À quelques kilomètres de là, Hippone Sub propose un baptême de plongée à 3 000 dinars. Sur la plupart des plages, les jet-skis sont proposés à 5 000 dinars le quart d’heure, tandis que les sorties en bateau coûtent environ 5 000 dinars par personne. On peut même privatiser une embarcation pour la journée, moyennant près de 35 000 dinars.
Les excursions connaissent elles aussi un succès grandissant. Pour des tarifs compris entre 1 500 et 2 500 dinars, elles permettent de découvrir les criques et les plages sauvages de Chétaïbi, du Cap de Fer, d’Acacha, des Sables d’Or ou encore les magnifiques plages de la wilaya d’El Tarf. Certains organisateurs proposent même une initiation au kayak ou au padel pour 500 dinars supplémentaires. De quoi varier les plaisirs et découvrir autrement un patrimoine naturel que beaucoup d’habitants redécouvrent à l’occasion des vacances.
Au fil de la journée, chacun compose avec ses envies… et son budget. Beaucoup se contentent de la baignade avant de rejoindre, en soirée, la corniche où l’animation se poursuit jusque tard dans la nuit. Les terrasses se remplissent et les restaurants accueillent une clientèle venue prolonger cette parenthèse estivale. Les bricks figurent parmi les plats les plus abordables, entre 300 et 500 dinars, tandis qu’une assiette de grillades ou de poisson coûte généralement entre 1 500 et 3 500 dinars.
Le développement de ces activités montre qu’il est désormais possible de vivre un véritable séjour estival sans quitter sa maison, en alternant baignade, découvertes et sensations fortes. Cette nouvelle manière de « voyager » séduit ceux qui ne peuvent pas partir. Une parenthèse estivale qui confirme qu’aujourd’hui, les vacances ne se mesurent plus seulement en kilomètres parcourus, mais aussi en expériences vécues… et en budget consacré à ces instants.
Par : Aly D












