Le ministère de l’Éducation nationale a officialisé, hier, le gel de l’ensemble des réformes pédagogiques récemment annoncées pour les cycles moyen et secondaire, réaffirmant qu’aucune modification structurelle du secteur ne peut être adoptée sans la validation préalable du Conseil des ministres.
À l’exception des mesures relatives au cycle primaire — déjà approuvées en Conseil des ministres, notamment l’introduction du français en 4e année primaire et le renforcement de l’anglais —, l’ensemble des dispositions prévues par le texte n°20 du 28 juillet 2026 est déclaré caduque. Un arrêté ministériel publié le 9 septembre a d’ailleurs acté ce retour au décret n°186 du 23 mars 2006, rétablissant ainsi l’organisation antérieure des programmes, des coefficients et de l’épreuve de philosophie au baccalauréat pour toutes les filières.
Ce changement de cap fait suite aux directives données par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors du Conseil des ministres du 6 septembre 2026. Le chef de l’État a, en effet, insisté sur la nécessité d’éloigner l’école des luttes idéologiques et a rappelé que toute réforme d’envergure doit impérativement faire l’objet de larges débats et d’une décision collégiale au sein du gouvernement.
Dans un communiqué diffusé hier, le département de Mohamed Seghir Saâdaoui a confirmé la suspension des nouvelles mesures pour le moyen et le secondaire « jusqu’à leur approbation ultérieure » par l’instance présidentielle. De la sorte, le ministère entend ainsi clore la polémique et rétablir le strict respect du circuit institutionnel.
A noter les principaux points de ce retour en arrière portent sur notamment sur le maintien de la philosophie. L’épreuve de philosophie est, en effet, officiellement rétablie pour l’ensemble des filières, balayant la proposition initiale de sa suppression pour les classes de terminale de la filière mathématiques.
Coup d’arrêt
Du côté des langues vivantes dans l’enseignement secondaire, la configuration actuelle demeure inchangée. Il est à préciser que ce coup d’arrêt aux réformes trouve sa source dans les plus hautes sphères de l’État, rapportent plusieurs sources informées. Aussi, ce texte réglementaire découle directement des orientations formulées lors de la dernière réunion du Conseil des ministres.
Soulignons que le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saâdaoui, avait présenté, le 30 juillet dernier, une série de mesures pédagogiques en prévision de la rentrée scolaire 2026-2027. Elles portaient notamment sur les coefficients, les volumes horaires et certaines matières, ainsi que sur l’évolution du statut des langues étrangères. Ces annonces avaient suscité de vives réactions et alimenté les débats autour de l’avenir de l’école.
Par : Akram Ouadah










