La tarification est de nouveau au centre des doléances des transporteurs par taxis. Dans une lettre adressée au ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, le Syndicat national des transporteurs par taxis (SNTT), affilié à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), demande l’ouverture d’un dialogue sur la situation de la profession, en insistant plus particulièrement sur le dossier de la tarification, en suspens depuis plusieurs années.
Signée par le secrétaire général du SNTT/UGTA, Aït El-Hocine Sidi Ali, la lettre relate tout un ensemble d’inquiétudes des professionnels à travers les différentes wilayas du pays. La principale exigence porte sur la revalorisation de la tarification, que le syndicat considère comme l’un des dossiers professionnels majeurs, compte tenu de l’augmentation des coûts d’exploitation et de la diminution de la rentabilité de la profession.
Les chauffeurs de taxis rappelant dans ce cadre, les coûts que suppose l’exercice de leur métier, avec les contraintes spécifiques des grandes gares et aéroports. Les temps d’attente interminables, la prise en charge des voyageurs et de leurs bagages et les conditions particulières de fonctionnement dans ces lieux, sont autant d’éléments qui, selon le syndicat, doivent être pris en compte dans la démarche des pouvoirs publics.
À cela s’ajoute, selon le SNTT/UGTA, la concurrence qui émane du transport clandestin et des activités assimilées, qui « nuiraient encore plus aux professionnels opérants dans la légalité ».
La tarification est donc le point principal évoqué par le syndicat qui considère que la hausse des charges d’exploitation de ces dernières années justifie la réouverture de ce dossier.
La correspondance intervient également à un moment où le contrôle se durcit sur les routes. Le syndicat précise qu’il « ne souhaite pas s’opposer aux contrôles, ni à l’application de la réglementation », mais que « la multiplication de ceux-ci à l’égard des professionnels en règle engendre une pression supplémentaire dans un contexte économique et professionnel déjà difficile ».
Le SNTT/UGTA exige que les dispositions du contrôle et le renforcement de l’application de la législation soient conjugués avec une avancée dans le traitement des problèmes du secteur. Le Syndicat réclame notamment un « dialogue sérieux et responsable » avec les représentants des professionnels pour examiner les différents dossiers, en particulier celui de la tarification, ainsi que les conditions de travail et les spécificités des stations et aéroports.
Le syndicat vise, selon ses propos, à « trouver un équilibre entre l’application de la réglementation, la protection du citoyen et la préservation de l’activité du professionnel légal, dans des conditions garantissant la pérennité du métier ».
En conclusion, le SNTT/UGTA préconise des solutions « réalistes et équilibrées », dans le sens où la satisfaction de ces revendications est susceptible de servir à la fois les professionnels du secteur et les usagers.
Par : Elyas Abdelbaki









