La réhabilitation urbaine de la cité des Fraises est désormais au cœur des priorités de l’exécutif local. Le wali de Skikda a effectué, cette semaine, une sortie de terrain marathonienne à travers plusieurs quartiers du chef-lieu de wilaya afin de s’enquérir de l’état d’avancement des chantiers de mise à niveau et de répondre aux doléances pressantes des citoyens face à une dégradation manifeste de leur cadre de vie
Cette visite intervient alors que plusieurs artères de la ville se sont transformées en vastes chantiers à ciel ouvert, visant à résorber les dysfonctionnements chroniques des réseaux d’assainissement et de la voirie.
Accompagné des directeurs de l’exécutif, notamment de l’Hydraulique, de l’Algérienne des Eaux (ADE) et de l’Office national de l’assainissement (ONA), le chef de l’exécutif s’est rendu dans les zones à forte densité démographique. Des quartiers emblématiques tels que les Frères Bouhadja , les Allées, le 1er Novembre 1954, ainsi que les cités Zeramna, Frères Saker, Bouyala et la cité de l’Esperanc eont été passés au peigne fin.
Sur place, le constat est sans appel : des fuites récurrentes sur les réseaux de drainage et des « points noirs » qui entravent la fluidité des travaux de bitumage. Le wali a instruit les services techniques d’intervenir en urgence pour colmater les brèches et coordonner leurs actions afin de respecter les délais de livraison, condition sine qua non pour soulager le quotidien des riverains.
Le périple du wali a également été l’occasion d’un contact direct avec la population. Les préoccupations soulevées par les citoyens se rejoignent presque toutes : un réseau routier délabré, criblé de nids-de-poule et de crevasses, et des refoulements d’eaux usées nauséabonds.
Cette situation pénalise lourdement les automobilistes, notamment les chauffeurs de taxi qui avouent éviter certains quartiers périphériques pour préserver la mécanique de leurs véhicules. En période de pluie, ces quartiers se transforment en véritables bourbiers, isolant parfois des pans entiers de la ville.
Jadis surnommée la « Rusicade » ou la « Perle de l’Est » pour son cachet colonial et ses potentialités touristiques, Skikda suffoque aujourd’hui sous le poids d’une urbanisation galopante et d’infrastructures héritées de l’ère coloniale, devenues obsolètes.
Au-delà de la chaussée, ce sont les trottoirs qui font défaut, obligeant les piétons à slalomer entre les voitures au péril de leur vie. Les habitants espèrent que cette sortie de terrain ne sera pas une simple formalité protocolaire, mais le véritable coup de starter pour une métamorphose urbaine profonde. Pour les Skikdis, l’enjeu est de taille : redonner à leur cité son lustre d’antan et sa vocation de destination balnéaire incontournable de l’Est algérien.
Par : Amina A.










