
Un comité de wilaya constitué de la Chambre de l’agriculture, des Observatoires techniques des légumineuses et de l’agriculture industrielle et la station régionale de protection des végétaux, a entamé, hier, une opération de recensement des dégâts ayant touché les secteurs de la tomate et des légumineuses.
Au lendemain des inondations et des intempéries qui ont secoué le pays, la Chambre de l’agriculture de la wilaya avait annoncé une caravane destinée à recenser l’ampleur des dégâts sur le secteur agricole afin d’actionner par la suite le plan de secours annoncé par le président de la République.
Dans la journée d’avant-hier, ledit comité s’est arrêté au niveau des communes d’Ain El Berda et d’El Hadjar. La journée d’hier a, quant à elle, concerné les communes de Tréat, El Eulma et Berrahal qui demeurent les principales communes agricoles de la wilaya.
Cette opération, en plus de permettre le recensement des agriculteurs sinistrés, va permettre d’établir un pronostic des quantités de récoltes attendues pour cette saison.
Si la wilaya d’Annaba a échappé au scenario catastrophique qui a touché d’autres wilayas à l’instar de Tipaza, les dégâts restent considérables. Pour l’heure, nous savons déjà que les productions de blé tendre destiné à la fabrication de farine, de pomme de terre et de tomate et de légumineuses, ont été sérieusement impactées par les inondations. Le niveau d’eau a atteint les 104 millimètres dans la région, ce qui n’est pas anodin surtout en cette période de l’année habituellement destinée à la maturation et à la récolte des produits de la terre.
Les producteurs de fruits ne sont pas en reste dans cette situation, puisque les fruits, pour la plupart déjà murs au moment des inondations, ont été totalement abîmés par l’humidité et sont en majorité impropres à la consommation.
Suite à l’annonce, on ne peut plus précise du chef de l’Etat, relative aux aides destinées aux agriculteurs et pêcheurs impactés par les intempéries, les cultivateurs locaux attendent vivement cette caravane qui portera leurs inquiétudes jusqu’aux plus hautes sphères de l’Etat.
Par : M. L






