Les plaintes liées aux retards de livraison de voitures ne cessent d’augmenter ces dernières semaines, suscitant une vive inquiétude au sein de l’Organisation algérienne de protection des consommateurs (APOCE). De nombreux citoyens affirment attendre leurs véhicules bien au-delà des délais convenus, parfois sans aucune information claire sur l’avancement de leurs dossiers, ce qui accentue leur frustration et leur sentiment d’abandon.
Dans un communiqué, l’APOCE exprime ainsi sa « profonde préoccupation » face à « l’augmentation constante des plaintes et signalements » déposés par des clients, pointant du doigt des intermédiaires accusés de ne pas respecter les engagements contractuels. Selon l’organisation, ces retards constituent « une violation manifeste des obligations contractuelles » ayant entraîné des pertes financières et divers préjudices pour de nombreux consommateurs.
« Des pratiques non professionnelles »
Au-delà des retards, l’organisation dénonce la multiplication de « pratiques non professionnelles » de la part de certains concessionnaires et intermédiaires. Elle cite notamment des comportements tels que le fait « d’ignorer les demandes des clients », de ne pas répondre à leurs préoccupations ou encore de « se dérober à leurs responsabilités ». Des agissements qui, selon l’APOCE, portent atteinte aux droits fondamentaux des consommateurs et compromettent la transparence indispensable aux transactions commerciales.
Face à ces manquements, l’organisation affirme qu’elle « tient les intermédiaires concernés pleinement responsables, tant sur le plan juridique qu’éthique ». Elle « exige » qu’ils assurent un suivi sérieux des dossiers, répondent aux clients, fournissent des explications précises concernant l’état des commandes et procèdent « sans délai » à la régularisation des situations en suspens. En cas de négligence avérée, l’APOCE estime qu’ils doivent également prendre en charge les frais supplémentaires entraînés par ces retards.
L’organisation met enfin en garde contre la persistance de ces pratiques et rappelle qu’elle se réserve le droit « d’engager les poursuites judiciaires nécessaires » pour protéger les consommateurs. Elle assure qu’elle continuera à suivre ce dossier de près et qu’elle « n’hésitera pas à défendre les droits des consommateurs par tous les moyens légaux à sa disposition ».
Par : S.A.B.












