Le projet de réaménagement de l’entrée principale de la ville d’Annaba continue de faire parler de lui, suscitant une vague d’indignation parmi les citoyens et engendrant un profond ressentiment. Cette fois-ci, c’est le terre-plein central, séparant les voies de circulation opposées situées devant le port d’Annaba, qui provoque l’émoi.
Les autorités locales, déjà critiquées pour l’élimination des pavés et des rails datant de l’époque coloniale, ainsi que pour l’aménagement controversé de cette partie de la route, franchissent à présent un autre cap. Au lieu de mettre en place une base solide et durable, une couche de sable a simplement été déposée, sur laquelle un tapis de gazon a été étalé, sans aucune mesure de stabilisation adéquate. Cette opération bâclée ne respecte aucune norme esthétique ni de durabilité requises, atteignant ainsi des niveaux de ridicule.
Il est particulièrement ironique de constater que cette dernière étape de réaménagement intervient en parallèle avec l’inauguration tant attendue de la gare maritime, située à quelques mètres de ce projet controversé. Une étape qui, sur plusieurs plans, s’est révélée être un échec retentissant.
Les limites du bon sens
Tout d’abord, le projet de réaménagement en question, initialement conçu pour améliorer la fluidité de la circulation, a rapidement montré ses défauts. Les automobilistes ont dû subir une grande pression suite aux changements de signalisation et au manque d’étude de la circulation routière. Ensuite, les plaques d’eau qui se forment sur ce terre-plein après chaque pluie ont été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.
Il convient de rappeler que ce projet a été décidé par la municipalité d’Annaba et inscrit pour étude et suivi par la direction des Travaux publics de la wilaya d’Annaba. Selon la fiche technique de ce projet, sa durée d’exécution était prévue pour trois mois, et il devait apporter une contribution majeure à la ville. Cependant, les résultats obtenus jusqu’à présent laissent clairement à désirer.
En parallèle, des travaux de réhabilitation ont également été entrepris sur les trois principales artères du centre-ville d’Annaba, à savoir la cité Seybouse, le rond-point de la gare et celui d’El Bouni. Ces travaux visent à dévier la circulation et à faciliter l’accès au centre-ville, mais leur efficacité et leur planification suscitent également des préoccupations parmi les habitants.
Ces dysfonctionnements ont poussé plusieurs milliers d’internautes à tirer la sonnette d’alarme, notamment compte tenu du fait que ce site représente la première vitrine de la Coquette. Des voix se sont élevées pour réclamer des mesures punitives à l’encontre des responsables de cette initiative. Tandis que l’APC de la commune d’Annaba reste muette sur ce sujet.
Par : B.N






