Le tribunal de Sidi M’hamed a fixé au 27 octobre la date du prononcé du jugement dans l’affaire relative à la gestion financière de la Fédération algérienne de football (FAF) entre 2017 et 2023. Cette décision intervient à l’issue de la dernière audience, tenue dimanche 18 octobre et qui a duré près de douze heures, consacrée notamment aux plaidoiries des avocats de la défense et aux dernières déclarations des prévenus.
Cette affaire, qui concerne plusieurs anciens responsables de l’instance fédérale, porte sur des soupçons de gestion irrégulière et de dilapidation de deniers publics. Les débats ont permis aux différentes parties de présenter leurs arguments avant la mise en délibéré du dossier.
Le dossier concerne notamment trois anciens présidents de la FAF : Kheireddine Zetchi, Charaf-Eddine Amara et Djahid Zefizef, qui se sont succédé à la tête de l’instance entre 2017 et 2023. Sont également poursuivis Mohamed Saâd et Mounir Debichi, deux anciens secrétaires généraux, ainsi qu’Abdelghani Nekkach, ancien directeur de l’administration et des finances, et plusieurs anciens membres du bureau fédéral et employés de la fédération.
Abdemoumène Berraf, ancien directeur général, figure également parmi les personnes concernées par cette procédure. Le dossier implique par ailleurs des structures économiques, dont l’agence de voyages tunisienne Concorde Voyage, en lien avec certaines prestations examinées au cours de l’instruction.
Les poursuites portent notamment sur des soupçons d’abus de fonction, d’octroi d’avantages indus, de non-respect de la réglementation dans la conclusion de contrats et de dilapidation de deniers publics.
Les prévenus réaffirment leur innocence
De leur côté, les avocats de la défense ont contesté les accusations et plaidé l’acquittement de leurs clients. Ils ont notamment mis en avant l’approbation des bilans financiers par l’assemblée générale de la FAF, estimant que cet élément devait être pris en considération dans l’examen de la gestion des différentes équipes dirigeantes. La défense a également contesté certains éléments retenus dans le dossier et insisté sur la nécessité d’apprécier la responsabilité de chaque prévenu au regard des faits qui lui sont imputés.
Dans leurs dernières déclarations, les anciens présidents de la FAF ont réaffirmé leur innocence et rejeté les accusations portées contre eux. Charaf-Eddine Amara a assuré avoir exercé ses fonctions avec intégrité, avant de demander son acquittement. Kheireddine Zetchi a, pour sa part, évoqué les difficultés liées à sa détention et estimé qu’un placement sous contrôle judiciaire aurait été suffisant, tout en maintenant sa position quant à son innocence.
Abdelghani Nekkach, qui a fait état de problèmes de santé, a également sollicité sa remise en liberté. Les autres prévenus ont, eux aussi, défendu leurs positions au cours de cette dernière audience, qui a marqué la clôture des débats.
Le jugement attendu le 27 octobre devra déterminer les responsabilités pénales éventuelles des personnes poursuivies et préciser les suites judiciaires de cette affaire, qui met en cause plusieurs responsables ayant participé à la gestion de la FAF au cours des dernières années.
Par : S.A.B











