Le parti El Adala a tenu une rencontre technique consacrée aux propositions de plans de développement au niveau de la wilaya, dans un climat présenté comme ouvert à l’ensemble des forces vives. Le mot d’ordre affiché était clair. La ville ne se construira pas par un seul courant ni par une seule sensibilité, mais par la contribution de tous. L’idée défendue au cours de l’échange a été de rappeler que le développement de la cité prime sur les calculs partisans et que les formations politiques ne sont, au fond, que des instruments au service de la collectivité.
Au centre des discussions, la question du choix des sites destinés au programme AADL 3 a cristallisé une part importante des préoccupations, dans un contexte où l’attente autour du logement demeure forte.
Des intervenants issus de bureaux associatifs, venus d’un grand nombre de communes, se sont succédé à la tribune pour faire remonter des préoccupations liées à l’accès aux équipements publics de proximité, aux conditions de vie dans certains ensembles résidentiels, ainsi qu’à l’état et au suivi de plusieurs opérations d’aménagement encore en attente de concrétisation.
Au-delà des exemples précis, la rencontre a surtout mis en avant une exigence de méthode. Les intervenants ont insisté sur la nécessité d’écouter les habitants, de prendre en compte les propositions du terrain et de sortir d’une logique de décisions élaborées sans concertation réelle. Dans cette lecture, la société civile est appelée à jouer un rôle de veille et de proposition, tandis que les partis sont invités à servir de passerelle entre la demande sociale et l’action publique. Le débat a ainsi pris la forme d’un rappel simple mais constant. Le développement urbain ne peut avancer durablement sans écoute, sans hiérarchisation des urgences et sans traduction concrète des engagements annoncés.
Par : Mahdi AMA












