Cinq organisations syndicales du secteur de la santé, en occurrence le Syndicat autonome des biologistes de santé publique (SABSP), le Syndicat national autonome des auxiliaires médicaux en anesthésie et réanimation de la santé publique (SNAAMARSP), le Syndicat national des psychologues (SNAPSY), le Syndicat national des médecins généralistes de santé publique (SNMGSP) et le Syndicat national des professeurs d’enseignement paramédical (SNPEPM) ont dressé un constat alarmant de la situation socioprofessionnelle des travailleurs, réclamant, entre autres, l’ouverture d’un dialogue social et la révision des statuts et du régime indemnitaire de la corporation.
Le premier point évoqué est la nécessité de l’ouverture du dialogue avec le ministère de la Santé. Les syndicats sont d’avis que les rencontres actuelles sont «peu efficaces» étant devenu juste un «rituel» sans grande conséquence sur le sort des revendications exprimées. Ils dénoncent entre autres une lenteur injustifiée du traitement des anomalies des nouveaux statuts particuliers, un dossier qui s’éternise depuis plus de 18 mois après sa publication au Journal Officiel en décembre 2024, font noter les cinq syndicats. Le collectif réclame la mise à jour sans délai d’un calendrier clair pour en finir avec cette problématique.
La colère est aussi financière. Les cinq syndicats condamnent fermement le gel des régimes indemnitaires, ainsi qu’ un retard dans le versement de plusieurs primes essentielles. Autres requêtes pressantes : le recouvrement des restes de la prime Covid-19, les indemnités à l’urgence, la prime de vigilance, sans compter le dédommagement des risques sanitaires et professionnels. Pour les contestataires, ces indemnisations sont nécessaires face à la dégradation du pouvoir d’achat.
Sur le plan de la gestion des carrières, le communiqué invite à accélérer la parution des textes ministériels relatifs aux concours professionnels, aux examens et promotions. Les syndicats réclament une politique exceptionnelle de traitement des retards accumulés, ainsi qu’une politique de recrutement claire et transparente.
D’autre part, ils demandent la relance et la requalification profonde du projet de la Fonction publique hospitalière. Ce statut à part devrait, à leur sens, prendre en considération la pénibilité des métiers de la santé, mettre en place un système de retraite juste, réévaluer le volume horaire de travail et instaurer un mécanisme efficient d’assurance contre les aléas professionnels.
En attendant que le ministère réagisse, les cinq organisations annoncent «l’ouverture d’un débat» en vue de créer une «Fédération des syndicats de la santé», conformément à la loi 23-02 relative à l’exercice syndical dans le but de «regrouper» leurs forces.
Par : Elyas Abdelbaki











