Alors que la crise des pneumatiques persiste sur le marché national, des pratiques spéculatives viennent perturber le dispositif de vente régulée mis en place par le groupe Naftal via sa plateforme El Mahatta .
Revendus sur les réseaux sociaux à près du double de leur prix initial, ces équipements font l’objet d’un détournement dénoncé par l’association de protection du consommateur Himayatec.
Les difficultés d’approvisionnement en pneumatiques neufs continuent d’impacter le quotidien des automobilistes algériens. Face à la pénurie de certaines références sur le marché national, les tentatives de spéculation s’intensifient, ciblant directement les quotas distribués via la plateforme numérique El Mahatta du groupe Naftal.
Lancée pour fluidifier la distribution et garantir un accès direct aux pneus de marque Continental ainsi qu’aux productions locales de la marqie Iris, la plateforme numérique fait face à des détournements d’usage de la part d’intermédiaires qui revendent ces équipements sur les réseaux sociaux à des prix exorbitants, frôlant parfois le double de leur valeur initiale.
Face à cette dérive, l’Association algérienne de protection et d’orientation du consommateur et de son environnement Himayatec s’est saisie du dossier. Réagissant à la prolifération d’annonces de revente de pneus neufs sur Internet, l’organisation a appelé à des contrôles stricts et à des mesures dissuasives contre les contrevenants qui détournent ce dispositif à des fins mercantiles, pénalisant ainsi les automobilistes en quête de tarifs régulés.
Les témoignages d’usagers confirment l’ampleur de la tension sur le marché national, où la forte demande pousse certains citoyens à se tourner vers le marché parallèle, au risque de subir des pratiques frauduleuses et d’alimenter la hausse illicite des prix.
Cette situation remet en lumière la nécessité de renforcer les mécanismes de suivi des ventes sur la plateforme El Mahatta, afin d’assurer que ces équipements parviennent exclusivement aux utilisateurs finaux et de mettre fin aux spéculations qui fragilisent le pouvoir d’achat des consommateurs.
Par : Akram Ouadah











