Le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale a enjoint toutes les institutions économiques, publiques et privées, d’adapter leur règlement intérieur afin de se conformer au décret exécutif n° 26-77 du 14 janvier 2026, relatif aux conditions et procédures de prévention de la consommation de drogues et de substances psychotropes en milieu professionnel.
Les établissements disposent d’un délai maximal de six mois pour soumettre et adopter officiellement leur règlement intérieur modifié, afin de garantir un environnement de travail sain et de préserver le bien-être des salariés.
Les inspections régionales et de Wilayas du travail rappellent l’importance de contacter leurs services pour obtenir le dossier personnel de l’établissement. Cette démarche permet d’entamer la procédure d’élaboration du règlement intérieur adapté et d’assurer sa conformité avec la législation. Elle s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer la sécurité au travail et à limiter les risques liés à la consommation de drogues ou de substances psychotropes.
Adapter, déposer et adopter les règlements internes
Selon une lettre de l’Inspection du travail d’une Wilaya datée du 2 mars 2026, cette démarche vise à renforcer la responsabilité des dirigeants et responsables d’établissements pour la protection des salariés et le respect de la législation sur la santé et la sécurité au travail. Chaque établissement doit concrètement mettre en œuvre des mesures de prévention, intégrées formellement dans son règlement intérieur, et se conformer aux directives du ministère.
Le décret n° 26-77 constitue une avancée majeure en Algérie, car il traite la consommation de stupéfiants dans le cadre du travail. Aucun contrat de travail ne peut être conclu sans preuve d’absence de consommation au moment de la candidature. Tous les nouveaux candidats doivent se soumettre à des examens médicaux préalables à l’embauche. En cas de résultat positif, le candidat est exclu jusqu’à ce qu’il ait suivi le traitement nécessaire ou entrepris les démarches légales.
La loi garantit la confidentialité des analyses et la protection des données personnelles, avec une validité des résultats limitée à trois mois.
Par : S.A.B.












