Sur les hauteurs d’Ifigha, près d’Azazga, une journée de fête bascule dans l’horreur.
Avec « La colline révoltée », le réalisateur Mehdi Abdelhak porte à l’écran un épisode méconnu de la guerre de Libération, inspiré de faits réels survenus dans la wilaya de Tizi Ouzou. Écrit par Slimane Boubekeur, le film rend hommage aux combattants de l’Armée de libération nationale (ALN) et aux populations civiles confrontées à la violence de la répression coloniale.
Le récit s’articule autour de Saïd, jeune maquisard tombé au champ d’honneur alors qu’il s’apprêtait à épouser sa cousine. Au moment où les femmes célèbrent le mariage dans les chants et les danses, un cri vient déchirer l’atmosphère de joie. L’arrivée des soldats français met brutalement fin aux festivités. Les habitants découvrent alors, sur la place du village, le corps sans vie du jeune combattant, abandonné par l’armée coloniale comme un ultime acte d’intimidation.
À travers cette scène bouleversante, « La colline révoltée » évoque le prix humain de la lutte pour l’indépendance et la capacité d’un peuple à préserver sa dignité malgré la terreur. Sans céder au spectaculaire, le film met en lumière le courage des anonymes, les deuils silencieux et la force d’une mémoire collective forgée dans la résistance.
Le long-métrage réunit plusieurs figures du cinéma algérien, parmi lesquelles Fadhéla Hachemaoui, Ali Djebara, Mohamed Ben Bekriti et Salem Oussalas, qui donnent corps à cette fresque historique empreinte d’émotion.
« La colline révoltée » s’inscrit dans un projet plus large porté par la Télévision publique, consacré à la mémoire de la guerre de Libération. Deux autres films historiques doivent compléter cette trilogie, destinée à transmettre aux nouvelles générations des épisodes marquants de l’histoire nationale.
Par : Aly D









