La wilaya a accueilli, ce jeudi, une journée d’étude consacrée au traitement des dossiers de régularisation foncière au titre de la loi n°08-15 du 20 juillet 2008, relative aux règles de lotissement, de voirie et de réalisation des constructions. Le wali a présidé les travaux qui ont réuni responsables de l’urbanisme, secrétaires généraux des communes et représentants des institutions locales.
Les interventions du directeur de l’Urbanisme et des secrétaires généraux ont dressé un état des lieux procédural : flux de dossiers instruits par les services communaux, rôle des commissions de daïra dans l’examen technique et juridique, et difficultés récurrentes liées à l’instruction de terrain. Les exposés ont mis en lumière l’empilement des tâches administratives et la nécessité d’une meilleure coordination entre acteurs pour accélérer les décisions.
À l’issue des débats, des directives précises ont été énoncées. Il est demandé la désignation de personnels qualifiés au niveau des services communaux et des daïras pour assurer le suivi des dossiers 08-15 ; d’augmenter sensiblement la coordination inter-services afin d’identifier et de lever les blocages ; et d’engager, cas par cas, des investigations techniques et de terrain en mobilisant les moyens matériels et humains disponibles.
Signe d’une volonté d’urgence administrative, une feuille de route a été fixée. L’ensemble des dossiers en cours devra être instruit et traité au plus tard le 15 décembre 2025. Les administrations concernées sont également sommées d’informer les déposants des décisions des commissions de daïra dans les délais légaux, afin de leur permettre de lancer les procédures subséquentes sans délai supplémentaire.
Autre volet important : une coordination étendue entre toutes les institutions est exigée pour chiffrer précisément le nombre de bénéficiaires potentiels et préparer la mise en œuvre des actes contractuels post-régularisation. L’objectif affiché est d’éviter l’accumulation de dossiers pendants et de clarifier les responsabilités à chaque échelon administratif.
La rencontre a réuni, outre les services techniques, le président de l’Assemblée populaire de wilaya, des membres de l’Exécutif local, des parlementaires des deux Chambres, des représentants associatifs (promotion de l’éducation environnementale et sauvegarde du patrimoine), le médiateur de la République et le directeur de l’université Badji Mokhtar, soulignant le caractère transverse et sociétal du dossier.
Sur le terrain, l’enjeu est palpable. Des familles attendent depuis des années des décisions qui conditionnent accès aux services, sécurité juridique et possibilités d’investissement. Les directives adoptées cherchent à réduire l’arbitraire procédural et à poser des jalons temporels clairs. Leur succès dépendra désormais de la capacité des communes et des daïras à mobiliser expertise et moyens dans un délai contraint.
Par : Mahdi AMA












