À l’approche des échéances financières locales, le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et du Transport a adressé une circulaire d’orientation aux walis, walis délégués et chefs de daïra. Cette feuille de route vise à encadrer la préparation des budgets primitifs de l’exercice 2027 des communes et des wilayas, et témoigne de la volonté du pouvoir public de recentrer la gestion locale sur les priorités sociales et de service public.
Dans ce document, l’État hiérarchise explicitement les dépenses des communes. La couverture des charges obligatoires et essentielles à la vie quotidienne des citoyens est la première des priorités. En premier lieu, la garantie des masses salariales des fonctionnaires municipaux est requise, avec l’obligation de soumettre les états comptables avant le 15 décembre 2026 afin d’éviter tout retard dans le versement des salaires de janvier 2027.
Ensuite, au niveau social et éducatif, les communes sont invitées à financer sur leurs ressources le recrutement prioritaire des personnels d’encadrement des cantines scolaires et d’assurer le financement durable du transport scolaire. De même, le règlement des dettes d’énergie (électricité, gaz, eau) et la prise en charge des opérations d’hygiène publique et de salubrité sont classés parmi les principales dépenses obligatoires à programmer.
Et afin de dégager des marges de manœuvre, la tutelle insiste sur l’obligation de prélever au minimum 10 % des recettes de fonctionnement au profit de la section équipement et investissement. Cette rigueur comptable s’accompagne d’un contrôle renforcé sur l’utilisation des subventions de l’État, dont la consommation sera contrôlée avec précision par les services de la wilaya afin d’éviter le gaspillage et d’assurer l’efficacité des deniers publics, précise la circulaire.
Le ministère de l’Intérieur a réaffirmé plusieurs orientations importantes, notamment la solidarité nationale. La circulaire demande aux collectivités de justifier et de revaloriser les crédits alloués à l’opération de solidarité du mois de Ramadhan 2027, un rendez-vous social et solidaire auquel l’État attache une importance capitale.
La consolidation du découpage administratif est au centre de la stratégie de l’État. Pour faciliter le démarrage des nouvelles wilayas, 150 millions de dinars (150 000 000 DA) seront ajoutés à la Caisse de solidarité et de garantie des collectivités locales. Ce financement conditionné est destiné à assurer le bon fonctionnement de leurs structures déconcentrées et à achever le transfert de toutes les compétences au plus tard le 31 décembre 2026.
En somme, la tutelle fait en sorte, chaque année, pour que l’élaboration des budgets des communes et des wilayas soit conforme aux orientations du Gouvernement, en matière de priorités et des dépenses y afférentes.
Par : Elyas Abdelbaki










