Un certificat d’aptitude professionnel sera exigé à partir du mois de juin prochain des chauffeurs routiers.
Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports compte, ainsi, renforcer les conditions d’exercice de l’activité de transport routier de personnes, de marchandises et de matières dangereuses.
A cet effet, la Délégation nationale à la sécurité routière (DNSR), à travers ses représentations de wilayas, a lancé un appel en direction de ces conducteurs relatif à la nécessité, pour ses derniers, de disposer d’un certificat d’aptitude professionnel (CAP), pour pouvoir exercer, et ce, à partir du mois de juin prochain.
«Le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports informe l’ensemble des conducteurs de véhicules de transport de personnes, de marchandises et/ou de matières dangereuses par route que les services de la Sûreté nationale et de la Gendarmerie nationale procéderont, à compter du 15 juin 2026, au contrôle de la détention du certificat d’aptitude professionnelle», indique la Délégation.
«À cet effet, il est porté à votre connaissance la nécessité de vous rapprocher des centres de formation agréés à travers le territoire de la wilaya afin d’obtenir cette certification», a-t-elle ajouté.
Une mesure qui intervient dans un contexte marqué par une forte contestation du nouveau code de la route par les professionnels du secteur, un texte jugé trop répressif, alors que pour les autorités l’objectif est de lutter contre les accidents de circulation qui font de plus en plus de dégâts.
Ces derniers mois, plusieurs accidents graves impliquant des véhicules de transport collectif ou de marchandises ont endeuillé de nombreuses familles. L’un des plus marquants reste l’accident survenu, au mois d’août dernier, à Oued El Harrach, qui avait provoqué plusieurs morts et blessés.
Un drame qui avait relancé le débat autour de la qualification des chauffeurs, l’état des véhicules et le respect des règles de conduite.
A cet effet, si l’état des routes et des véhicules ont leur part de responsabilité dans la recrudescence des accidents, le facteur humain, notamment sur le plan des qualifications, n’est pas à négliger.
D’où, selon les pouvoirs publics, la nécessité d’imposer une certification attestant des compétences professionnelles des conducteurs.
Par : Elyas Abdelbaki












