Les algériens sont, à présents, connus à travers le monde pour agiter leur drapeau à chaque manifestation, quelle soit nationale ou non. Il n’est plus rare de voir l’étendard national sur un écran TV, parfois au bout du monde. Encore plus quand c’est la fête nationale.
Et c’est ce que nous avons pu voir dans la soirée de mardi lors des cortèges improvisés, drapeaux hissés. Seulement beaucoup se trompent et le porte à l’envers, le roule, le triture, en font des capes, des pagnes et ce n’est pas rendre justice aux couleurs nationales ni les respecter. Par respect pour ce qu’il représente, le drapeau ne doit jamais toucher le sol. Respecter le drapeau, c’est respecter les valeurs de la Nation et ses symboles, qui font notre cohésion nationale et sont les piliers de la Nation.
C’est aussi le respect dû aux familles de tous ceux qui sont morts pour la patrie et aux anciens Moudjahidines. Le hisser n’est jamais un acte anodin. Il existe des protocoles universels et des règles morales qui entourent le drapeau d’un pays.
Par exemple, il est universellement condamné, par la morale et la fierté d’appartenance ou de représentation à une nation ou une organisation, de laisser flotter un pavillon dégradé, décoloré, sale ou qui s’est enroulé autour de son mât. Le drapeau ne doit pas être utilisé pour draper, envelopper ou couvrir des objets, des cadeaux, des véhicules, des bateaux. Seuls les cercueils peuvent être drapés de la bannière.
Beaucoup de jeunes ne prêtent pas attention à ce sens. Par méconnaissance sans doute, surtout par la banalisation de cet acte sacré que ce soit en Algérie ou à l’étranger. Quels que soient le mode d’utilisation du drapeau et les manifestations auxquelles on l’associe, que ce soit des manifestations de joies ou de douleur, il faut le déployer de manière à faire honneur à son statut de symbole du pays, de la nation ou de la communauté.
Pour ce faire, il faut observer certaines règles de base. Il serait grandement temps qu’on leur apprenne le sens du drapeau, son respect de même que celui de l’hymne national qui lui réclame que l’on ne fasse rien d’autres sinon l’écouter ou le reprendre en cœur mais respectueusement. Du ministère chargé de l’éducation à celui de La Défense en passant par la société civile et les parents, les principaux responsables sont invités à éduquer notre jeunesse sur l’obligation des marques de respect envers notre emblème national.
Par : Aly D






