Le concours, organisé sur épreuves les 6 et 7 février à l’université Badji Mokhtar, Sidi Achour, pour le recrutement d’administrateurs, d’administrateurs analystes et de comptables administratifs principaux au sein de la direction des Domaines, a été suspendu. L’administration évoque un déficit de surveillance et des cas de fraude. Les candidats dénoncent une désorganisation majeure et l’absence de notification écrite.
La direction régionale des Biens de l’État attribue l’arrêt du concours à l’insuffisance des effectifs chargés de la surveillance et à des irrégularités constatées lors du déroulement des épreuves. Selon cette version, les conditions minimales de régularité et d’égalité entre les candidats n’étaient plus réunies, rendant la poursuite du concours impossible.
Les témoignages recueillis auprès des postulants présents sur place livrent une lecture différente. Plusieurs candidats décrivent des amphithéâtres surchargés, accueillant entre 388 et 400 personnes, encadrées par deux surveillants seulement. Ils affirment que les convocations et les pièces d’identité n’ont pas fait l’objet de contrôles systématiques. Pour eux, le désordre observé relève d’un défaut d’organisation plutôt que de pratiques frauduleuses généralisées.
La suspension du concours aurait été annoncée oralement par un responsable, sans qu’aucun document écrit ne soit remis aux candidats. Le lendemain, alors qu’ils se présentaient pour la suite des épreuves prévues au programme, l’accès aux locaux universitaires leur a été refusé par des agents de sécurité. Aucun communiqué officiel n’aurait été affiché, ni diffusé à ce moment-là.
L’organisation d’un concours à dimension inter-wilayas impose des moyens de surveillance et de gestion proportionnés à l’affluence attendue. Le recours à des infrastructures universitaires nécessite une coordination étroite et une communication claire avec les candidats. À défaut, les dysfonctionnements logistiques tendent à se transformer en contentieux administratifs.
En l’absence de communication écrite, les versions demeurent opposées. Les candidats attendent désormais une clarification officielle, un calendrier précis et des garanties procédurales afin que toute reprise éventuelle du concours se déroule dans des conditions transparentes et équitables.
Par : Mahdi AMA












