Les services de sécurité ont décidé de suspendre l’application des Procès-Verbaux (PV) d’infraction liés à l’absence d’extincteur à bord des véhicules automobile, jusqu’à la régularisation de l’approvisionnement du marché national et le retour des prix à des niveaux raisonnables, a rapporté hier El Khabar, citant des sources concordantes.
Rappelons que cette disposition conservatoire intervient en réponse aux tensions observées sur le marché intérieur, caractérisées par une nette rareté des extincteurs de petit tonnage (1 kg et 2 kg) et une hausse substantielle de leurs prix de vente, sous l’effet d’une forte hausse de la demande consécutive à l’entrée en vigueur de la loi n° 26-09 relative au code de la route.
Selon les dispositions prévues par ce texte promulgué en mai dernier, le défaut d’équipement en matériel de sécurité obligatoire — à savoir l’extincteur, le gilet réfléchissant et le triangle de signalisation — constitue une infraction de deuxième classe, assortie d’une amende forfaitaire fixée à 4 000 dinars. Toutefois, l’application sur le terrain de cette mesure légale s’est heurtée à de profonds déséquilibres entre l’offre et la demande.
Des relevés de marché indiquent une envolée des prix, les extincteurs habituellement cédés aux alentours de 2 000 DA ayant atteint des seuils oscillant entre 6 000 DA et 12 000 DA dans certaines régions, sur fond de pratiques commerciales illégales telles que la vente conditionnelle et les spéculations sur les plateformes numériques.
Face à la multiplication des doléances de citoyens et aux appels des associations de protection du consommateur — préconisant un moratoire sur les sanctions financières —, les autorités compétentes ont visiblement fait le choix de sursoir à une décision qui ne faisait pas l’unanimité.
Par : Akram Ouadah







