La direction du commerce et de la promotion des exportations de la wilaya de Constantine a supervisé, ces derniers jours, une vaste opération d’approvisionnement du marché local en bananes, portant sur une quantité globale dépassant les 90 tonnes.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie de régulation des prix de ce fruit, dont le tarif de référence a été plafonné à 420 DA le kilogramme. Toutefois, cette opération de salubrité commerciale ne s’est pas faite sans heurts, puisque les brigades de contrôle ont dû intervenir pour réprimer plusieurs tentatives de spéculation et de manipulation des prix à travers le territoire de la wilaya.
Selon le chef du bureau d’observation du marché à la direction du Commerce, Amir El Hadef, pas moins de cinq procès-verbaux ont été dressés à l’encontre de commerçants contrevenants pour défaut de facturation. Ces infractions représentent une valeur marchande de 344 860 DA.
Par ailleurs, une saisie conservatoire portant sur 874 kg de bananes, d’une valeur estimée à 393 300 DA, a été opérée suite à des tentatives avérées de hausse illicite des prix de vente. Le responsable a souligné que si certains fruits ont connu une flambée soudaine, l’intensification de la présence des services de contrôle sur le terrain a permis de rétablir rapidement la stabilité des cours.
Cette opération d’approvisionnement, qui cible prioritairement les grandes surfaces et les magasins de distribution de moyenne envergure, devrait s’étendre dans les prochains jours à l’ensemble des communes de la wilaya afin de casser la spéculation de proximité.
Parallèlement à la filière des fruits, les services de la direction du commerce veillent au grain concernant les autres produits de large consommation. M. El Hadef a ainsi tenu à rassurer les ménages sur la disponibilité des viandes rouges importées. Bien que des dysfonctionnements aient été enregistrés au début du mois sacré, le réseau de distribution couvrant les 12 communes de Constantine est désormais stabilisé, la direction assurant le suivi direct de la marchandise une fois livrée par l’opérateur économique.
Concernant la filière céréalière, et plus précisément la semoule, le même responsable a balayé les rumeurs de pénurie, expliquant que la tension observée sur certaines marques spécifiques relève uniquement d’un déséquilibre entre une demande excessive et des capacités de production limitées à 600 quintaux par jour pour l’unité la plus sollicitée.
Il a affirmé que les autres marques de semoule saturent le marché et sont disponibles en quantités suffisantes dans tous les espaces de vente. En conclusion, les services de l’État s’engagent à maintenir ce dispositif de veille et de suivi de l’approvisionnement bien au-delà de la période de l’Aïd, afin de prévenir tout soubresaut du marché.
Par : Amina A.










